4. Les fonctions des proto-oncogènes
Le nombre des proto-oncogènes actuellement identifiés avoisine la centaine, et rien ne permet de dire que la liste en soit close. Les proto-oncogènes sont des gènes extrêmement conservés au cours de l'évolution, puisque certains d'entre eux, comme les gènes ras, sont retrouvés jusque chez les eucaryotes inférieurs, comme les levures. Cela indique que ces gènes jouent des rôles fondamentaux dans le fonctionnement de nos cellules. De fait, les proto-oncogènes les mieux connus peuvent être classés en cinq groupes en fonction des propriétés de leurs produits (tabl. 2)
Le premier groupe renferme des proto-oncogènes codant des facteurs de croissance, susceptibles de stimuler la prolifération de divers types cellulaires.
Le deuxième groupe code des protéines possédant une activité enzymatique tyrosine-protéine-kinase. Ces protéines sont soit transmembranaires, soit associées à la face interne de la membrane cellulaire. Dans les deux cas, elles permettent la transduction de l'extérieur vers l'intérieur de la cellule des signaux qu'elle reçoit du milieu extérieur et qui régulent sa prolifération ou sa différenciation. Ce transfert d'information est assuré par l'activation de l'activité tyrosine-kinase consécutive à la réception du signal.
Le troisième groupe code des protéines qui sont associées à la face interne de la membrane cellulaire et qui possèdent une affinité pour le GTP et le GDP, et une activité GTPasique (cf. nucléotides cycliques). La fonction des gènes ras qui appartiennent à cette famille n'est pas encore clairement identifiée, mais plusieurs arguments expérimentaux suggèrent que les protéines ras jouent un rôle important dans le transfert d'informations entre la membrane et l'intérieur de la cellule.
Le quatrième groupe code des protéines localisées dans le cytoplasme et porteuses d'une activité protéine-kinase spécifique des résidus sérine et thréonine. Leur activité catalytique est augmentée lorsque la cellule est stimulée par d […]
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