2. Activités ancestrales, rente pétrolière et ouverture à la mondialisation
• Le maintien et la relance des activités traditionnelles
Sans parler d'un artisanat domestique qui se perpétue, la vie traditionnelle combinait des activités liées à la mer (pêche, construction navale, commerce maritime) et à une agriculture fondée sur une maîtrise de l'eau plurimillénaire. La population agricole qui formait la moitié de la population active en 1980 n'en constitue plus que le tiers en 2004, mais les principales productions ont augmenté grâce à la modernisation de l'agriculture (dattes : 70 000 t. en 1980, 238 000 en 2004 ; légumes frais : 66 000 t. en 1980, 99 000 en 2004). Les plaines littorales, mobilisant les eaux souterraines, assurent la plus grande partie de la production agricole commercialisée dans le pays ou exportée vers les Émirats et l'Arabie Saoudite. Fruits, légumes et fourrages sont cultivés sous les palmeraies de la Batinah, tandis que dans la plaine de Salalah les palmiers cèdent la place aux cocotiers et aux bananiers. Les oasis de piémont, comme Nizwa, Bahla, Ibri ou Rostaq, dont les forts, mosquées et souks évoquent la puissance passée, associent des fonctions urbaines aux palmeraies. On y pratique un système d'irrigation gravitaire attesté depuis cinq millénaires. L'eau des nappes des montagnes est acheminée vers les oasis par des conduits semi-enterrés, les aflaj (sing. falaj), comparables aux qanāt iraniens. Dans le lit d'oueds encaissés ou sur de minuscules terrasses accrochées aux versants escarpés, les villageois cultivent des fruits, des légumes et des céréales. Les montagnards du djebel Qara, dans le Dhofar, élèvent des bovins sur les pentes exposées à la mousson, tandis que dans le désert les derniers bédouins pratiquent un semi-nomadisme pastoral. Sur les côtes, une petite pêche sur de frêles embarcations de palmes ou de solides barques de bois désormais motorisées complète une pêche côtière sur des boutres traditionnels ou des chalutiers modernes. Les prises sont […]
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