En 2010, l'actualité est surtout marquée par la célébration, toute l'année durant, du quarantième anniversaire de l'avènement de Qabous bin Saïd al Saïd, qui règne en despote éclairé sur le sultanat d'Oman depuis juillet 1970. Signe d'une stabilité politique et d'une paix intérieure durables, le gouvernement abolit la Cour de sûreté de l'État, créée en 2003 pour examiner les affaires touchant à la sécurité nationale.
Les nouvelles sont bonnes sur le front économique. Le secteur touristique continue sa progression, et la production pétrolière s'accroît par rapport à 2009, dépassant 850 000 barils par jour. Le cours du pétrole a baissé, mais cette perte est compensée par les exportations de gaz dont le prix a augmenté. Le gouvernement consacre des sommes importantes aux projets d'infrastructures, tels que l'extension du réseau routier national et des réseaux de télécommunication. Ces investissements s'inscrivent dans l'objectif à long terme d'Oman : le sultanat désire faire venir les touristes et les visiteurs étrangers dans les villages côtiers et montagneux plus isolés.
Sur le plan international, Oman continue d'entretenir de bonnes relations avec des pays de tous les continents, en particulier avec l'Iran, et demeure fortement opposé à la possibilité d'utiliser la force pour dissuader Téhéran de développer son industrie nucléaire. Le sultanat apporte par ailleurs une aide humanitaire considérable au Pakistan à la suite des inondations qui ont ravagé ce pays. Avec les autres membres du Conseil de coopération du Golfe et de nombreux autres États, il crée une association informelle des amis du Yémen : cette initiative vise à coordonner les efforts déployés pour aider ce pays voisin à lutter contre le sous-développement économique et l'extrémisme islamiste qui, en l'absence de contrôle, menacent la paix et l'ordre planétaires.
John Duke ANTHONY
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