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OLIVER JOE dit KING (1884 ou 1885-1938)

L'art du cornettiste, chef d'orchestre et compositeur Joe « King » Oliver représente un moment décisif dans la genèse du jazz. Avec lui fut remportée la première victoire sur l'archaïsme louisianais : le jazz échappait à l'exotisme pour devenir une forme d'expression musicale singulièrement féconde ; à partir des éléments hétéroclites de sa préhistoire se construisait enfin une esthétique cohérente. Au vrai, la musique du King représente à la fois l'aboutissement des premières aventures et l'amorce de celles qui vont suivre. En stimulant dans son orchestre, à côté de la polyphonie traditionnelle, l'improvisation individuelle, il s'affranchit de la conception rigoureusement collectiviste qui dominait alors et prépare ainsi le terrain à l'irrésistible ascension de Louis Armstrong (qui occupera le poste de second trompette dans son orchestre, le Creole Jazz Band, en 1922). Ses meilleurs enregistrements, en particulier ceux qui furent réalisés en 1923 avec le Creole Jazz Band (Dippermouth Blues, Chimes Blues, Mabel's Dream, London Café Blues), font déjà percevoir quelque chose de ce qui va devenir l'essentiel — sinon l'essence — du jazz classique : le swing. Après 1927 King Oliver se lancera dans des expériences de grande formation qui ne lui seront guère favorables et sombrera bientôt dans l'oubli. À l'époque de sa maturité, c'est un soliste fruste, certes, mais dont les phrases simples et robustes, la sonorité brûlante et l'invention mélodique un peu épaisse garderont longtemps leur précieuse saveur de poivre et cannelle mêlés. Il fut le compositeur de morceaux devenus classiques du style Nouvelle-Orléans tels West End Blues, Canal Street Blues, Camp Meeting Blues...

Alain GERBER

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ARMSTRONG LOUIS (1901-1971)

Écrit par :  Michel-Claude JALARD

Dans le chapitre "Itinéraire musical"  : …  de la carrière d'Armstrong coïncide avec son entrée, en 1922, dans le Creole Jazz Band de « King » *Oliver, qu'il rejoint à Chicago. C'est avec ce petit orchestre qui, par sa qualité et l'équilibre de sa section mélodique (cornet, clarinette, trombone), fixe pour nous, à travers les quelques documents qui nous restent, l'image exemplaire du jeu… Lire la suite
ARMSTRONG LOUIS (1901-1971) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pierre BRETON

…  Waifs' Home ; il y fait ses premières études musicales et apprend à jouer du cornet à pistons. * Après sa sortie de l'institution, en juin 1914, Louis Armstrong se produit dans les cabarets de Storyville, le quartier réservé de La Nouvelle-Orléans, et sur les bateaux à roue qui remontent le Mississippi ; en 1918, il remplace King Oliver au… Lire la suite
Dippermouth Blues, OLIVER ("King")

Écrit par :  Eugène LLEDO

… *Comme beaucoup d'autres musiciens, Joe «King» Oliver (1884 ou 1885-1938) quitte en 1919 sa ville natale, La Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, à la suite de la fermeture des établissements de Storyville, le quartier des bars et des boîtes de nuit. C'est à Chicago que les membres de son orchestre, le Creole Jazz Band, tous de talentueux… Lire la suite
DIXIELAND

Écrit par :  Universalis

… soulignait les temps faibles de chaque mesure par des syncopes, et vit l'apparition des solos. King* Oliver (1885-1938), cornettiste renommé de La Nouvelle-Orléans arrivé à Chicago en 1918, et son Creole Jazz Band, dont le second cornettiste était un certain Louis Armstrong, gravèrent dans la cire en 1923 les premiers enregistrements de… Lire la suite
NEW ORLEANS ou NOUVELLE-ORLÉANS STYLE

Écrit par :  Jean-Louis CHAUTEMPS

Dans le chapitre "Le langage New Orleans"  : …  de penser que le style Nouvelle-Orléans se résume à quelques noms, si prestigieux fussent-ils : *King Oliver, Louis Armstrong, Johnny Dodds, Jelly Roll Morton, Sidney Bechet. D'autant que, si ces musiciens de tout premier plan ont effectivement pratiqué le style néo-orléanais le plus pur dans les années 1920, ils ne s'en sont pas moins éloignés… Lire la suite

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