3. Des flux d'échanges complexes et de plus en plus mondialisés
• Progression des quantités échangées
Même si la part de la production qui transite par le marché mondial varie sensiblement d'une plante et d'un produit à l'autre, les échanges internationaux d'oléagineux et de produits tirés des oléagineux apparaissent en nette progression. De 2000 à 2005, dans le monde, les exportations d'huiles sont passées de 30 millions de tonnes (Mt) à 43 Mt, celles de tourteaux de soja de 36 Mt à 48 Mt, celles de graines de soja de 54 Mt à 66 Mt.
Les huiles tropicales sont très largement commercialisées sur le marché mondial : en 2004-2005, 64 p. 100 de l'huile de coprah et 79 p. 100 de l'huile de palme ont transité par le marché mondial. Les exportations d'huile de palme de la seule Malaisie sont passées de 5,5 millions de tonnes en 1990 à 13 millions de tonnes en 2005 : elles sont pour une bonne part absorbées par le marché chinois et organisées par la diaspora chinoise. En revanche, les graines de tournesol et de colza demeurent essentiellement utilisées dans les pays où elles sont produites : seulement 7 p. 100 des premières et 15 p. 100 des secondes transitent chaque année par le marché mondial. Pour le soja, plante oléagineuse la plus cultivée dans le monde, 27 p. 100 de l'huile, 29 p. 100 des graines et 33 p. 100 des tourteaux passent chaque année par le marché mondial.
Les flux d'échanges ont toutefois beaucoup évolué au cours des dernières décennies. Les oléagineux tropicaux ne constituent plus aujourd'hui que quelques pour cent des exportations mondiales de graines, contre encore 38 p. 100 en 1960, et moins de 10 p. 100 de celles de tourteaux, contre plus de 55 p. 100 en 1960. Seules les exportations d'huiles tropicales se maintiennent bien, grâce surtout à l'huile de palme.
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