L'Avesta — livre sacré des anciens Perses — donne au dieu suprême le nom d'Ahura Mazdā (le Seigneur Sage) et à son adversaire celui d'Angra Mainyu (l'Esprit Malin). Ce sont les appellations qu'utilise également Zarathuštra (sans doute ~ viiie s.) et que toute la tradition zoroastrienne (ou mazdéenne) utilisera à sa suite, et jusqu'à nos jours, chez les guèbres et les parsis.
Photographie
Investiture de Bahram Ier Bas-relief de Shapur représentant Bahram Ier, roi sassanide (273-276), recevant son investiture du dieu Ohrmazd. Bishapur (Kazerun), Iran.
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En pehlevi (ou moyen perse), ces deux noms deviennent, par suite d'altérations phonétiques, Ohrmuzd (ou, mieux, Ohrmazd) et Ahriman. Il est d'usage de préférer ces formes altérées lorsqu'on fait référence aux déviations théologiques qui se font jour à l'époque sassanide et avec lesquelles la religion iranienne faillit se transformer en un dualisme (notamment par la théorie des dieux jumeaux : Ahura Mazdā devient Spenta Mainyu, l'Esprit Bon, jumelé à Angra Mainyu, l'Esprit Mauvais).
Mais, après le choc de la conquête musulmane, les communautés zoroastriennes reviennent à la tradition avestique et, de nos jours, seul le nom d'Ahura Mazdā est utilisé dans les prières et la prédication.
Jean VARENNE
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