3. La période de Kyōto
En 1713, Kenzan ferma son four et s'établit en pleine ville, entreprenant un commerce de céramique qu'il faisait cuire dans les fours du voisinage. Il fut comme auparavant aidé par Watanabe Shikō, l'un des disciples de Kōrin, et par un émule des raku. Sa production très importante comporte surtout de la vaisselle de table : assiettes rondes ou carrées, en forme de feuille, de fleur de chrysanthème, de pêche, coupes à bord ondulé, corbeilles à gâteaux, bols. Il imite parfois dans ses décors de fleurs les tons violents des céramiques dites gōsu aka-e, porcelaines assez lourdes importées de Chine du Sud ; il détache des semis de fleurs blanches sur des fonds vert sombre, diversifiant les motifs, comme dans la série des assiettes rondes du musée Nezu à Tōkyō, qui portent chacune un décor différent de bateaux à voiles se profilant sur les flots, de branches fleuries, d'ondes et d'ornements dorés.
La calligraphie continue à jouer un rôle important, comme dans le plat rectangulaire décoré du portrait de six poètes entourés de leurs poèmes, ou dans les vases ornés sur une face d'un rameau fleuri et sur l'autre d'une poésie.
L'inspiration de Kenzan est extrêmement variée : motifs chinois d'oiseaux ou de dragons disposés en panneaux, grosses fleurs aux couleurs vives ou croquis en noir s'inspirant du lavis.
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