5. La mer du Nord
En mer du Nord, la situation est quelque peu différente. En effet, les gisements sont situés dans des eaux nettement plus profondes et aux conditions océano-météorologiques très difficiles. Les plates-formes y ont donc une tout autre dimension, les plus importantes étant en béton. Les travaux de démantèlement y sont autrement plus lourds et plus complexes. De plus, ils s'étalent sur plusieurs saisons puisqu'ils ne sont possibles que pendant la courte période estivale de l'année. Pour toutes ces raisons, le démantèlement lui-même des installations et leur transfert à terre présentent des risques et ont des conséquences financières bien plus importantes. En outre, il n'existe pas encore de port européen équipé pour recevoir, démonter et recycler ces installations colossales, hautes comme la tour Eiffel. Et quand bien même il y en aurait, cela n'irait pas sans engendrer un certain nombre de nuisances pour l'environnement portuaire immédiat. Dès lors, on s'est demandé s'il est plus bénéfique de démanteler ces installations ou de les immerger, une fois qu'elles sont nettoyées et que l'on a éliminé les contaminants possibles de la mer.
L'affaire de la bouée Brent-Spar a révélé toute la problématique du recyclage éventuel. La bouée est restée pendant de longs mois dans un fjord norvégien faute d'infrastructures adéquates pour l'accueillir. Depuis lors, elle a été découpée en tronçons qui ont été utilisés comme supports à une jetée norvégienne. La situation est plus critique pour les monstres de béton dont tout réemploi semble exclu.
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