2. Physiologie
• Propriétés optiques
L'étude des propriétés optiques de l'œil est compliquée et nécessite l'emploi des méthodes statistiques. On étudie un œil théorique, moyenne des sujets normaux, faite sur le vivant (à cause des déformations cadavériques).
Les milieux franchis par la lumière, avant d'atteindre la rétine, sont, dans l'ordre, la cornée, l'humeur aqueuse, le cristallin et le vitré. Ainsi sont traversés un certain nombre de dioptres successifs où se situent les phénomènes de réfraction (fig. 7) : le dioptre cornéen antérieur, face antérieure de la cornée (le dioptre cornéen postérieur est quasi négligeable, car il sépare deux milieux – cornée et humeur aqueuse – d'indices pratiquement égaux) ; les dioptres cristalliniens antérieur et postérieur. L'intérieur même du cristallin n'est pas homogène, mais possède une structure feuilletée comme un oignon, avec une suite de couches d'indices différents dont la valeur augmente de la périphérie vers le noyau. L'intérieur du cristallin est donc une juxtaposition de dioptres. Le jeu des différentes couches du cristallin a un rôle important dans les phénomènes d'accommodation.
En pratique, pour les calculs, on considère un œil simplifié, avec un dioptre cornéen antérieur séparant l'air d'un milieu d'indice n = 1,337 (le rayon est de 7,8 mm avec un écart type T = 0,4 mm ; la puissance est de 43,25 dioptries), un dioptre cristallinien antérieur (rayon 10,2 mm, T = 1,4) et un postérieur (rayon 6 mm, T = 0,7 mm). On attribue alors au cristallin un indice moyen n = 1,42 (Y. Legrand). Et comme le vitré a un indice de 1,337, la lentille cristallinienne a globalement une puissance de 21,75 dioptries.
La face antérieure du cristallin est à 3,6 millimètres de la cornée et l'épaisseur du cristallin est de 4 millimètres.
La puissance totale du système des dioptres centrés oculaires est ainsi de + 60 dioptries, T = 3,5. Cet écart type important explique la fréquence des amétropies (myopie ou hypermétropie).
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