L'œil est l'organe de la vision (cf. vision-Neurophysiologie) ; récepteur des phénomènes lumineux, l'œil les focalise pour projeter l'image sur la rétine qu'il renferme. Celle-ci, à son tour, analyse cette image, commence à la coder et, par l'intermédiaire du nerf optique puis des voies optiques intracrâniennes, adresse le message visuel au cerveau.
L'importance physiologique de l'œil n'a pas besoin d'être soulignée. Quand la destruction de cet organe est complète et bilatérale, on est frappé de cécité : c'est une des infirmités les plus lourdes qui soient, et à juste titre la plus redoutée.
La physiologie de l'œil est à la fois assez simple et très complexe. Simple, quand on considère l'œil comme une manière d'appareil photographique : il y a là un système de lentilles transparentes, projetant sur l'écran rétinien une image. Complexe, quand on pense que l'œil est capable d'accommoder instantanément son système optique selon la distance de l'objet observé ! Lorsqu'on sait que, si la sensation visuelle obéit aux lois générales des sensations, elle le fait avec une certaine originalité qui s'exprime par l'étendue du registre d'intensité lumineuse qu'elle peut apprécier ou supporter et par l'étendue de la gamme des couleurs perçues. Il n'a pas été facile de comprendre comment le grain de lumière, ou photon, se transformait en cette sensation lumineuse si finement analysée. La physiologie de la vision a fait l'objet d'importants travaux (R. Granit, G. Wald, K. Brown). Le rôle du pourpre rétinien, ou rhodopsine, dans la photosensibilité a été approfondi, ainsi que le cycle de ses transformations photochimiques. On a aussi identifié les trois pigments responsables de la sensibilité rétinienne aux couleurs fondamentales : rouge, vert, bleu (cf. vision).
En génétique, de nombreux gènes responsables de maladies oculaires héréditaires ont été précisés et la biologie des photorécepteurs est entrée en scène.
Toujours dans ce domaine médical, les progrès concernent notamment la découverte […]
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