Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ODONATES

Page précédente Page suivante

4.  Reproduction et développement

Chez Calopteryx splendens, le mâle a une couleur bleu métallique, tandis que la femelle est verte ; le dimorphisme sexuel existe d'ailleurs chez les agrions en général.

L'accouplement est d'un type particulier correspondant à une fécondation indirecte. Il se fait en deux temps car la présence de pièces copulatrices accessoires sous la face ventrale du deuxième segment abdominal des mâles nécessite le dépôt préalable par le mâle d'un spermatophore sur son propre corps. Pour cela, le mâle replie son abdomen sur lui-même et applique son orifice génital, situé sur le neuvième segment, contre la cavité copulatrice placée sur le deuxième segment. Cette opération peut se faire avant que le mâle ait saisi une femelle (Anax, par exemple), mais, dans la majorité des cas, elle ne se produit que lorsque le mâle tient déjà une femelle par le cou entre ses appendices caudaux (fig. 3).

La seconde partie, invariable et constante, correspond à la copulation proprement dite. Chez les agrions, elle ne survient que longtemps après la réunion des conjoints « en tandem ». Les couples volent dans cette position pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que la femelle soit arrivée à l'état d'excitation qui lui fait recourber son abdomen pour aller recueillir les spermatozoïdes emmagasinés dans les pièces accessoires du mâle.

La ponte des libellules, à laquelle le mâle participe parfois, suit plus ou moins rapidement l'accouplement. Elle a toujours lieu dans l'eau ou à proximité. Certaines espèces déposent leurs œufs directement sur l'eau ; les agrions pondent dans les plantes aquatiques. Les femelles, souvent accompagnées de leurs mâles, vont déposer leurs œufs dans les tiges immergées.

Les adultes peuvent ainsi rester dans l'eau pendant une demi-heure en entraînant avec eux une grosse bulle d'air qui leur permet de respirer.

La durée du développement embryonnaire est très variable selon les espèces. Certains œufs ont un développement direct et rapide, d'autres, au contraire, lent avec diapause. Le développement larvaire se fait par un nombre de mues variable selon les espèces et les individus (mais qui peut s'élever à dix ou quinze). Sa durée peut varier de cinq mois à deux ans selon les conditions du milieu : au terme, la larve sort de l'eau et donne naissance à l'imago.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ODONATES » est également traité dans :

ÉPHÉMÉROPTÈRES

Écrit par :  Catherine BLAISRobert GAUMONTMartine MAÏBECHE

…  et comportant environ 3 000 espèces dont 70 sont connues en France. Ils sont de proches parents des* odonates (libellules), avec lesquels ils partagent un certain nombre de caractères : leurs ailes ne se replient pas au repos le long du corps, les larves possèdent des ébauches alaires externes (elles sont exoptérygotes) et elles vivent dans l'eau,… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Libellule Calopteryx (tête et thorax) Calopteryx (larve) Reproduction des Odonates

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média