Romancier attitré du monde élégant du second Empire et de la IIIe République. Après des études fort brillantes au collège Louis-le-Grand de Paris, couronnées de succès au Concours général, il commence son droit tout en travaillant pour le théâtre avec Paul Bocage. Il est rappelé dans sa Normandie natale auprès de son père malade, et ce semi-exil lui permettra de trouver sa voie. Le roman de Bellah (1852), épisode des guerres civiles de l'Ouest, et La Crise (1854), comédie en quatre actes, sont les premiers succès d'une production dont la faveur ne cessera de croître auprès du public. Représentées au Gymnase, à la Comédie-Française, au Vaudeville, ces comédies de la série « Scènes et proverbes » — Le Pour et le Contre, Le Village, Le Cheveu blanc, La Partie de dames, La Fée, etc., dans la veine des comédies de Musset — sont également publiées dans La Revue des Deux Mondes, dont Feuillet restera jusqu'à la fin de sa vie le collaborateur fidèle. Les grandes pièces de cette période, Rédemption (1860), Montjoye (1863), La Belle au bois dormant (1865), Le Cas de conscience […]
