Terme qui vient du latin oblatus (« qui est offert ») et qui, dans le christianisme, a pris un sens soit liturgique, soit monastique. Avant la célébration de la messe, dans les liturgies latines anciennes, les fidèles apportaient, d'une part, ce qui était nécessaire pour l'eucharistie (pain et vin), d'autre part, leurs dons pour l'entretien des ministres. On faisait alors des prières « sur les oblats ». Seule est demeurée dans la liturgie de la messe la présentation du pain et du vin, au moment de ce qu'on appelle l'offertoire, entre la fin de la liturgie de la parole et la prière eucharistique proprement dite, dans laquelle prend place le récit de la Cène.
En rapport avec cet usage liturgique, le mot oblat a pris un sens monastique. Le moine est celui qui se consacre au culte divin et dont toute la vie doit être centrée sur celui-ci ; il est par excellence l'oblatus. Très tôt cependant, ce terme a servi à désigner une catégorie particulière de moines ou de religieux. Pour les juridictions récentes, l'oblat était celui qui, dans une communauté religieuse, n'avait pas fait de vœux et possédait un statut à part : il ne participait pas aux élections aux char […]
