Avec le développement de l'agriculture et de l'élevage, l'homme a cherché à modifier les êtres vivants. Il a appris progressivement à sélectionner les végétaux et les animaux qui répondent mieux à ses besoins en créant, par croisements judicieux, de multiples variétés végétales et races animales. Il a également obtenu par sélection les plantes ornementales et les animaux de compagnie.
Les modifications génétiques qui sont à la base de ces améliorations sont considérables ; elles portent sur des gènes inconnus et sont réalisées empiriquement. Par exemple, les chiens, aussi différents qu'ils soient, constituent une seule et même espèce qui est encore apparentée au loup. Beaucoup de gens ignorent que l'homme a même su créer de nouvelles espèces. C'est le cas par exemple du triticale, croisement réussi de blé et de seigle, qui est utilisé à grande échelle par les agriculteurs depuis plusieurs décennies. La nature elle-même n'est pas en reste puisque le colza est le résultat de l'hybridation spontanée de deux plantes et le blé de trois plantes différentes. Ces modifications sont parfois si importantes que les organismes sélectionnés sont devenus incapables d'exister sans l'assistance de l'homme. C'est le cas aussi bien pour les carottes que pour le ver à soie et bien d'autres espèces, variétés ou races. Le maïs reste capable de se croiser jusqu'à un certain point avec son homologue ancestral sauvage, le téosinte, qui existe au Mexique. Cela n'est pas sans conséquence sur l'utilisation des diverses variétés de plantes, qu'elles aient été obtenues par sélection génétique classique ou via des transformations génétiques expérimentales. Les risques de dissémination sont donc d'un niveau très variable, dépendant au cas par cas de l'espèce considérée.
Les modifications génétiques que les hommes n'ont pas su faire, ils les ont rêvées et représentées. Les minotaures, les licornes ou le protégé du docteur Frankenstein sont là pour en témoigner.
Les hommes ont donc, dans ces matières comme dans bien d'autres, l […]
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