1. Auteur
D'India fréquente en 1608 la Camerata Bardi, cercle florentin d'humanistes, de poètes, de musiciens et d'érudits qui va inventer l'opéra. En 1609, il publie à Milan le premier des cinq livres de Le Musiche da cantor solo, qui assurent aujourd'hui sa renommée. De 1611 à 1623, il est «maître de la musique de chambre» à la cour du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier, à Turin. Il a écrit des recueils de musique polyphonique a cappella (madrigaux, villanelles et motets), des arias mesurées, des monodies, chants à une seule voix avec accompagnement instrumental, de la musique sacrée...
2. Genre - Musique vocale de chambre pour soliste
Ce genre, né en Italie au début du XVIIe siècle avec le madrigal, est fondé sur la découverte d'un nouveau langage musical, la seconda prattica - «seconde manière», dans laquelle «le texte [est] maître du rythme et de l'harmonie», selon Monteverdi (1607) -, qui s'oppose à la prima prattica - «première manière», dans laquelle la perfection et le raffinement de l'écriture sont considérés comme étant plus importants que l'expression des mots ; cette première manière est illustrée par Josquin Des Prés ou Adrian Willaert, par exemple.
3. Esthétique
Le mot d'ordre de la Renaissance fut Prima la parola, dopo la musica («En premier, le texte, en second, la musique») car la musique se devait de représenter le texte, d'où le qualificatif de stile rappresentativo que l'on donna à cette forme d'expression musicale, illustrée en particulier par Vincenzo Galilei, Emilio de' Cavalieri, d'India, Gregorio Allegri et Monteverdi.
4. Langage
La monodie, l'importance accordée au texte poétique ou dramatique et la tonalité, qui conquiert son indépendance face au langage modal, sont les principales caractéristiques de la musique vocale de la Renaissance. Cette conquête est rendue possible grâce à une nouvelle technique, la basse continue, sorte de sténo […]
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