Le mot nymphée (du grec numphaïon) désigne, en premier lieu, un sanctuaire consacré aux Nymphes. Celles-ci étant des divinités de l'eau, on en vient rapidement à se servir du terme pour nommer des fontaines publiques monumentales. C'est dans ce sens qu'est toujours pris le latin nymphaeum.
Les architectes grecs avaient déjà réalisé des fontaines monumentales, comme l'Enneakrounos d'Athènes (fontaine aménagée par Pisistrate). À l'époque hellénistique, on s'applique à donner une allure architecturale à des grottes naturelles où jaillit une eau tenue pour sacrée. La grotte se transforme en abside ou en chambre voûtée que précède le bassin de puisage. À partir de ces éléments, les constructeurs romains, qui ont su d'autre part aménager des « antres » naturels comme celui de Sperlonga, ont créé deux types d'édifices. On rencontre le premier, le nymphée-basilique, surtout en Italie. Il se compose d'une salle rectangulaire allongée, comportant généralement une double colonnade intérieure parallèle aux longs côtés, et terminée sur l'un des petits côtés par une abside où jaillit l'eau. On connaît des édifices de ce type, remontant au ~ ier sièc […]
