Moins connue que l'hémodialyse, les greffes d'organe ou l'implantation de stimulateurs cardiaques, la nutrition artificielle – mieux nommée encore assistance nutritive – n'en est pas moins à mettre au tableau d'honneur des grands acquis thérapeutiques. Elle permet, chez l'adulte comme chez l'enfant, de suppléer un intestin défaillant, de mettre au repos un intestin inflammatoire, de corriger une dénutrition sévère chez un malade ne pouvant ou ne voulant plus s'alimenter, soit du fait d'une affection grave, soit du fait d'un traitement lourd. Sa durée peut s'étaler de trois à quatre semaines à plusieurs mois ou années. Selon les cas, la nutrition artificielle sera effectuée par la voie digestive (nutrition entérale) ou par la voie veineuse (nutrition parentérale). Toujours mise en route en milieu hospitalier, la nutrition artificielle peut maintenant être continuée à domicile dans les cas nécessitant un traitement très prolongé.
Entérale ou parentérale, la nutrition artificielle a pour principe de base l'apport de tous les nutriments nécessaires à la vie (sucres, graisses, protéines, minéraux, oligo-éléments, vitamines) que le sujet ne peut plus prendre par la voie orale ha [… ]
Autres références
« NUTRITION ARTIFICIELLE » est également traité dans :
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DÉNUTRITION
Auteur :
Jean TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "Méthodes" : …
L'*alimentation parentérale n'est qu'une méthode alimentaire d'exception. Elle est en effet difficile à réaliser et généralement insuffisante. Il convient donc de la réserver aux cas où l'alimentation par voie digestive est absolument impossible, car celle-ci, si difficile soit-elle à faire accepter ou à réaliser, donne en général de meilleurs…
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THÉRAPEUTIQUE - Réanimation
Auteurs :
Maurice GOULON, François NOUAILHAT
Dans le chapitre "Nutrition" : …
pour éviter le catabolisme tissulaire ; quand la voie orale est impossible, on procède soit par *sonde gastrique, soit par perfusions veineuses continues. Il faut surveiller les apports par sonde gastrique chez les malades qui ne sont ni intubés, ni trachéotomisés, pour éviter les fausses routes dans les voies respiratoires ; il existe…
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Bibliographie
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