6. Parades à une attaque nucléaire, moyens de protection
Il est plus difficile de contrer une attaque nucléaire et de s'en protéger que de faire front à un bombardement conventionnel. Cela tient aux grands rayons de destruction des charges mais aussi à la soudaineté de l'agression, favorisée par le faible volume des têtes ainsi que par les performances des vecteurs modernes : un transport discret et rapide accentue l'effet de surprise.
• Moyens actifs
Au premier rang des moyens actifs utilisés figurent ceux qui visent à détruire les vecteurs assaillants ou à neutraliser les charges qu'ils transportent avant l'arrivée sur l'objectif. La défense contre les bombardiers bénéficie de solutions éprouvées antérieurement, encore qu'il faille les adapter à des cibles plus fugaces. Contre les missiles balistiques, on a pensé jusque dans les années 1990 que la seule riposte efficace était l'utilisation de missiles antimissiles porteurs d'armes nucléaires du type A.B.M. Les développements liés à la missile defense des Américains portent sur des systèmes d'intercepteur non nucléaires qui neutralisent leur cible par impact direct. D'autres solutions s'orientent vers l'utilisation de lasers de puissance embarqués sur un avion gros-porteur (programme américain A.B.L., Air Born Laser) voire sur satellite. Même si les possibilités de destruction en vol se confirment dans leur principe par des essais de démonstration, il faudra encore de longs délais de mise au point pour parvenir à des systèmes parfaitement opérationnels.
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