On dit qu'un noyau est magique lorsque le nombre de ses protons ou de ses neutrons correspond à des couches complètes. Ces nombres magiques sont 2, 8, 20, 28, 50, 82 et 126. La situation est l'analogue au niveau nucléaire du cas des gaz rares dont les couches électroniques atomiques sont complètes. Les noyaux magiques – hélium, oxygène, calcium, nickel, étain, plomb... – sont plus stables que leurs voisins, c'est-à-dire que l'énergie de liaison des nucléons qui les forme est particulièrement grande. On qualifie de doublement magique les noyaux comme l'hélium 4 ou l'oxygène 16 dont le nombre de protons et le nombre de neutrons sont tous les deux magiques.
Bernard PIRE
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