7. La quête
« Nous sommes le secret », énonce un fragment. La quête est la recherche de ce secret. Ainsi, dans une note précédant les Disciples à Saïs (Die Lehrlinge zu Sais, 1802), « un homme réussit à soulever le voile de la déesse de Saïs. Mais que vit-il ? miracle des miracles, soi-même. » Cette recherche, véritable quête d'Orphée, exige un départ, ou une disparition, et seule cette séparation des deux amants – Heinrich et Mathilde, Hyacinthe et Bouton de Rose – permet leur réunion finale. L'un découvre que la Fleur bleue et Mathilde ne font qu'un, l'autre, en soulevant le voile de la déesse – et en cela, la note qui précède le conte avait un dénouement différent – découvre sa bien-aimée. Mais la clef de la nature ou de l'amour ne peut être donnée que si cet intermédiaire, le maître, un sage vieillard ou l'amant, est présent. Au commencement du roman, coupant court à de doctes entretiens, le poète dit : « Dans la nature, l'homme trouvera sûrement d'indicibles trésors [...] et qui sait les célestes secrets auxquels l'initiera une habitante merveilleuse des royaumes souterrains. »
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