Diois, Baronnies, Cerdagne, Grands Causses, Auvergne..., France, de quel « pays », de quelle échelle veut-on ou entend-on parler dans l'analyse géographique ? Dans l'usage courant, les habitants se réfèrent à différents espaces vécus, bien qu'il y ait une hiérarchie entre eux : un pays suprême, la nation, et l'endroit où l'on est né, celui où l'on vit, celui dont on se dit. Sans minimiser l'importance du premier sens, l'approche géographique a donné et donne encore une place importante au second dans une approche sociale et culturelle des processus de construction des référents territoriaux par les habitants. En privilégiant cette échelle de l'unité de vie, d'action et de relation, les géographes utilisent le terme pays dans un sens proche de la notion de territoire. Ce rapprochement conceptuel est relativement récent puisqu'il date du début des années 1980.
Le pays est une notion que l'on retrouve également dans l'engagement des citoyens, des politiques, des militants, des scientifiques. Pourquoi un tel engouement, si ce n'est que nous avons affaire à une transcription de l'idée d'espace vécu, approprié ? Et pourquoi une telle permanence au cours du temps ?
