1. Auteur
D'ascendance sicilienne, Bellini connaît son premier succès en 1825, avec son opera semiseria Adelson e Salvini, qui le fait considérer en Italie comme le successeur de Rossini et de Donizetti. Il cherche ensuite sa manière dans Bianca e Fernando (1826), Le Pirate (1827), Zaira (1829), Les Capulets et les Montaigus (1830), notamment. Son style s'affirme en 1831 avec La Somnambule et Norma. Il s'installe à Puteaux, près de Paris où Les Puritains, commandés grâce à l'appui de Rossini, triomphent en 1835 au Théâtre-Italien. Il meurt prématurément, à 34 ans.
2. Genre - Aria d'opéra
L'aria vocale se trouve dans tout ouvrage de caractère lyrique : cantate, oratorio, opéra... Dans les opéras des XVIIe et XVIIIe siècles, cette aria, où s'exprime l'émotion, alterne avec les récitatifs, plus déclamatoires, qui exposent l'action. L'aria s'épanouit dans le bel canto et devient au début du XIXe siècle la composante principale de l'opéra. Il s'agit d'une pièce fermée, qui laisse libre cours au chant d'un personnage, et présente donc l'inconvénient d'interrompre l'action. Il faudra attendre Wagner et sa mélodie continue pour que le théâtre lyrique commence à s'affranchir de l'aria.
3. Forme
Le genre aria recouvre diverses formes, parmi lesquelles l'aria strophique (chaque strophe possède la même musique), l'aria double (juxtaposition de deux arias de caractères contrastés), l'aria da capo, de forme ternaire ABA (da capo signifie en italien «depuis la tête», c'est-à-dire «retour au début»)... Cette dernière aria est celle qui est la plus usitée dans la musique baroque, avec une reprise variée A' (la forme devenant ABA'), ornée par le chanteur.
4. Esthétique
Bellini abandonne progressivement les conventions de l'opéra du XVIIIe siècle, opérant la synthèse du chant de la tragédie lyrique de Gluck et […]
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