Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer :
La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermination et à son ambivalence : « As-tu bien dormi ? — Non ! » Le non équivaut à une phrase négative complète (que parfois il annonce sans s'y substituer) : « Je n'ai pas bien dormi. »
La protestation contre une assertion estimée fausse, le refus de donner son assentiment ou sa caution à ce que l'on juge erroné. Le non apparaît alors comme une défense de la vérité. « Untel est coupable. Non ! » Le non seul suffit à exprimer : « Ce n'est pas vrai, Untel n'est pas coupable. »
La réponse verbale, elle-même équivalente à un geste, à l'égard d'une entreprise (soit orientée vers nous : offre de nourriture, caresse inopportune ; soit quelconque, mais que nous voulons interrompre). Non signifie : « Je ne veux pas » ou « arrêtez » ; devant une scène d'horreur, à la fois : « Que cela cesse ! » et « cela n'est pas ! » (« c'est un cauchemar », dénégation).
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