Chaque langue possède un champ lexical propre pour nommer les végétaux et les champignons, ou plutôt une partie d'entre eux, et ce qui s'y rapporte (cf. noms vernaculaires, botanique). La formation de ces noms étant en général tout à fait indépendante de la nomenclature scientifique (cf. règles internationales de nomenclature botanique), il en résulte très souvent qu'un même nom désigne plusieurs espèces et qu'une espèce a reçu plusieurs noms. Cette situation, parfois très embrouillée, entraîne de multiples risques de confusion, celle-ci pouvant s'avérer très fâcheuse lorsqu'elle concerne au moins deux espèces dont une est comestible et une autre toxique. L'idéal serait, au contraire, qu'à chaque espèce soit attaché un nom et un seul.
Dans ce domaine, la langue française, à laquelle il faut joindre ses variantes régionales, a développé un vocabulaire très riche, dont nous évoquerons quelques traits marquants.
Parmi les divers noms désignant une même espèce, le meilleur – dont l'emploi est à recommander – doit être déterminé à l'aide de critères raisonnés, pour éviter toute ambiguïté. Choisir ce nom – et parfois la meilleure graphie, le trait d'union pouvant en particulier réduire certaines ambiguïtés à l'écrit – constitue ainsi une démarche botanique ou mycologique, mais aussi lexicographique, indispensable.
1. Lexicologie phytonymique et myconymique
En français, les noms vernaculaires de végétaux et de champignons sont particulièrement nombreux et variés, plusieurs facteurs ayant permis cette diversité : une longue histoire de la langue, une flore assez importante, qui s'est augmentée d'espèces exotiques introduites, l'emprunt de noms locaux à des langues, dialectes ou patois du territoire (plus de cinquante noms régionaux pour Fagus sylvatica L., le hêtre commun, dont fayard – dans le Lyonnais –, fau – dans le Nord et le Morvan –, foyard – dans la Bresse –, fouteau, favinier), l'étendue du domaine francophone (français de France, mais aussi d'Afrique, des Antilles, de Belgiq … ]
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