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RÉELS NOMBRES

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7.  Rôle des nombres réels

Dans la vie quotidienne, l'ensemble des nombres réels est le modèle auquel se rapporte toute mesure : une mesure par rapport à une unité de mesure choisie se traduit par un nombre réel.

Du point de vue mathématique, l'intérêt de l'ensemble des nombres réels est sa richesse, par profusion de structures imbriquées. Depuis la fin du xixe siècle, et tout au long du xxe, les mathématiciens ont isolé des propriétés spécifiques de leur permettant de définir et d'étudier des espaces abstraits satisfaisant ces seules propriétés.

D'abord, il y a la structure additive, qui conduit à la notion de groupe abélien, puis d'espace vectoriel réel, point de départ de l'algèbre linéaire. On définit aisément R2Ret Rn comme espaces vectoriels et ces espaces constituent le cadre idéal de la géométrie classique. Ainsi, on peut déduire toute la géométrie euclidienne de la construction de et donc de l'ensemble des entiers naturels et de la théorie des ensembles (arithmétisation de la géométrie, cf. géométrie).

Du point de vue de la théorie des ensembles, il y a la richesse de R en éléments. Cantor a montré que est beaucoup plus « grand » que le corps des nombres rationnels (cf. supra et nombres transcendants, chap. 1) : l'ensemble a un cardinal non dénombrable, alors que Q est dénombrable. Le problème se pose aussitôt de savoir s'il existe un sous-ensemble E de dont le cardinal soit strictement contenu entre le dénombrable et le cardinal de R, appelé puissance du continu. Cette question, qui tracassera Cantor toute sa vie a été résolue par P. J. Cohen en 1962 ; c'est un des résultats les plus brillants de la logique mathématique de l'après-guerre. Cohen a démontré que, sur la seule base de la théorie des ensembles, ce problème est indécidable ; autrement dit, il n'est pas contradictoire avec la théorie des ensembles d'admettre l'existence d'un tel ensemble E, mais il n'est pas contradictoire non plus d'en refuser l'existence. Cette démonstration a donné naissance à toute une série de rés […]

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ANALYSE MATHÉMATIQUE

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Dans le chapitre "L'avènement de la théorie des ensembles et de la topologie"  : …  de Cauchy ») d'existence de la limite d'une suite (un) de nombres *réels : pour tout ε > 0, il existe un entier n0 tel que, si et sont tous deux au moins égaux à n0, on a |um − un| ≤ ε (… Lire la suite
BOLZANO BERNARD (1781-1848)

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CALCUL INFINITÉSIMAL - Calcul à une variable

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Dans le chapitre "Notion de borne supérieure"  : …  désignerons par R l'ensemble des nombres réels  ; il nous suffira de savoir qu'un *nombre réel est un développement décimal illimité précédé d'un signe (qu'on omet s'il s'agit du signe +), par exemple le nombre − 3,141 59. ... ou bien le nombre 1 = 1,000 0.. ... = 0,999 99. ..., et que l'on peut effectuer sur ces nombres des… Lire la suite
CANTOR GEORG (1845-1918)

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CANTOR : THÉORIE DES ENSEMBLES

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CONSTRUCTION, mathématique

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…  par 0, qui pose quelques problèmes). On dit que ℚ est un corps (commutatif lui aussi). *Tout cela reste du ressort de l'algèbre, comme le sera le passage ultérieur du corps ℝ des nombres réels à celui des complexes, noté C. Un nombre complexe, habituellement noté bi, est en fait un couple (aLire la suite
CONTINU & DISCRET

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Dans le chapitre "Signification logico-mathématique de l'opposition"  : …  le plus souvent, de manière informelle, à la détermination essentielle de l'ensemble R des *nombres réels, substrat de l'« analyse réelle », et dont la conquête fut si importante pour les mathématiques et la physique. Dans cette acception le continu s'oppose en effet au discret, l'ensemble des nombres réels présente une « richesse » qui le… Lire la suite
CONTINU HYPOTHÈSE DU

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Dans le chapitre "Une affaire terminée ?"  : …  *Cantor a fondé la théorie des ensembles à la fin du xixe siècle en montrant qu'il existe plus de nombres réels que d'entiers, et donc des infinis de tailles différentes. Le problème du continu est la question : toute partie infinie de ℝ est-elle en bijection avec ℕ ou ℝ ? Même si l'intuition suggère que ℕ est beaucoup… Lire la suite
CONTINUITÉ, mathématique

Écrit par :  Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN

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ENSEMBLES (THÉORIE DES) - Théorie axiomatique

Écrit par :  Jacques STERN

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HILBERT DAVID (1862-1943)

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Dans le chapitre "La méthode axiomatique"  : …  réels. Dans Über den Zahlbegriff (1900), Hilbert a remplacé la construction génétique des *nombres réels (constructions successives à partir des entiers positifs, des entiers relatifs et des nombres rationnels) jusqu'alors usuelle, par une construction axiomatique, dans laquelle le concept de nombre réel est caractérisé dans son entier par… Lire la suite
INFINI, mathématiques

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "Le passage à la limite"  : …  de la suite (1/2n), et parce que nous disposons, sur l'ensemble des nombres *réels, d'une définition purement analytique de la convergence. Il n'en allait pas de même aux origines du « calcul » où le concept de série infinie restait encore, à la fois, très opératoire et très intuitif. Aussi Leibniz interprète-t-il le signe de… Lire la suite
INTÉGRATION ET MESURE

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Dans le chapitre "Le problème initial Généralités"  : …  concevoir clairement ce qui les lie. L'échelle est constituée par le corps ordonné R des *nombres réels (cf. nombres réels), dont la théorie définitive n'a été élaborée qu'à la fin du xixe siècle (G. Cantor, R. Dedekind), mais qui avait été déjà presque totalement construit par le mathématicien grec Eudoxe, au… Lire la suite
LIMITE NOTION DE

Écrit par :  Christian HOUZEL

… *La notion de limite fait son apparition dans un ouvrage du mathématicien anglais B. Robins intitulé A Discourse Concerning the Nature and Certainty of Sir Isaac Newton's Method of Fluxions and Prime and Ultimate Ratios (1735) ; c'est une réponse aux critiques formulées par le philosophe G. Berkeley à l'encontre du calcul infinitésimal dans… Lire la suite
NOMBRE

Écrit par :  Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN

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NOMBRES COMPLEXES

Écrit par :  Jean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Théorie géométrique"  : …  et Oy, on dira que les vecteurs d'origine O portés par Odéfinissent les *nombres réels, tandis que les autres vecteurs d'origine O définissent les nombres imaginaires ; le terme nombres complexes recouvre à la fois les nombres réels et les nombres imaginaires. L'addition des nombres complexes se définit à partir de l'… Lire la suite
NUMÉRIQUE CALCUL

Écrit par :  Jean-Louis OVAERT

Dans le chapitre "Le calcul sur les nombres réels"  : …   des incommensurables grandeurs (paru en 1634), Stevin approfondit la notion théorique de *nombre réel ; il affirme que les difficultés rencontrées par les mathématiciens dans la mesure des grandeurs (cf. Euclide, livre X) viennent du fait « qu'ils ne tenaient pas les radicaux pour nombres, mais pour quantités sourdes, absurdes... et pas… Lire la suite
STEVIN SIMON (1548-1620)

Écrit par :  Universalis

… *Mathématicien et ingénieur flamand, né à Bruges et mort à La Haye. Simon Stevin vulgarisa l'usage des fractions décimales et contribua à la réfutation de la doctrine d'Aristote prétendant que les corps lourds tombent plus rapidement que les corps légers. Clerc de marchand à Anvers pour un temps, Stevin s'éleva au rang de commissaire des Travaux… Lire la suite
STIELTJES THOMAS-JEAN (1856-1894)

Écrit par :  Jeanne PEIFFER

… *Mathématicien né le 29 décembre 1856 à Zwolle (Pays-Bas), mort le 31 décembre 1894 à Toulouse. Sentant une profonde vocation pour les travaux théoriques, Thomas Stieltjes fit le tour de toute l'analyse de son époque. Sa méthode de recherche s'apparentait à celle de Gauss : découvrir les lois générales à travers les particularités de l'exemple. Fils… Lire la suite
TRANSCENDANTS NOMBRES

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

… pour n entier, qui sont racines de polynômes à coefficients entiers, les autres *nombres réels étant qualifiés de transcendants. L'existence de nombres transcendants n'a été prouvée qu'au xixe siècle ; s'il est facile de construire des nombres transcendants, la question de savoir si un nombre donné… Lire la suite
WALLIS JOHN (1616-1703)

Écrit par :  Universalis

… *Mathématicien anglais né le 23 novembre 1616 à Ashford (Kent) et mort le 28 octobre 1703 à Oxford, Wallis est un des plus illustres précurseurs d'Isaac Newton. En 1632, il entre au collège Emmanuel de Cambridge, où il se distingue dans de nombreux domaines. Environ huit ans plus tard, il obtient une bourse au Queens' College, Cambridge. Il est… Lire la suite

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