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NOM

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L'analyse grammaticale distinguait les noms communs et les noms propres. Les premiers correspondent, selon l'analyse logique classique, aux termes généraux qui se disent de plusieurs, et les seconds aux termes singuliers qui ne se disent que d'un seul. Si la problématique des noms communs se résorbe aujourd'hui pour nous dans celle des prédicats (encore que, pour Kripke, les noms communs d'espèces naturelles soient plutôt proches des noms propres), l'appellation et la problématique des noms propres ont survécu. Cette survivance est philosophiquement significative. On pourrait croire que le concept de nom est facile à définir, ou que nommer est une activité simple. Mais nous savons, au moins depuis Wittgenstein, qu'un langage n'est pas moins complexe qu'un organisme et que la belle simplicité première se révèle extrêmement intriquée à l'analyse.

On donnera pourtant une première définition : le nom propre est cette partie du discours qui sert à désigner un individu, à l'interpeller, à faire référence à lui, à l'identifier, bref à le « nommer ». Il est considéré comme le corrélat singulier d'une entité individuelle.

Le concept de nom propre entre dans une problématique philosophique : comment assure-t-on une référence singulière dans une problématique anthropologique ? C'est la question des noms de personnes, règles de nomination et croyances entretenues quant aux rapports entre la personne et le nom. Dans une problématique logico-linguistique, c'est la question controversée du caractère signifiant ou non signifiant du nom propre. Enfin, si le Nom divin a une telle importance dans le langage religieux, c'est qu'il est, plus fortement que pour tout autre être, le représentant de son porteur. D'où le caractère particulier de la problématique théologique.

1.  Les trois axes de la nomination :    allocution, délocution, classification

  Le nom et ses usages

Qu'est-ce que nommer ? Transitivement, c'est l'acte de conférer un nom, de « baptiser », qu'il s'agisse d'un être humain, d'un animal, d'un navire, ou d […]

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KRIPKE SAUL (1940- )

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LEÓN LUIS DE (1528-1591)

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LIGNAGE

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Dans le chapitre "Vers une définition scientifique"  : …  modifiés par l'adjonction d'une ligne nouvelle. Aussi ne portaient-ils, le plus souvent, pas de *nom. Il fallut attendre le xiiie siècle pour observer d'abord un rétrécissement des limites du lignage et son morcellement en unités plus petites. C'est alors, seulement, qu'apparurent les premiers noms de famille, transformés,… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Le monde comme proposition"  : …   : c'est là que réside la vraie difficulté. De prime abord, les choses paraissent claires. *Il y a d'abord un âge du nom, qui approximativement correspond au haut Moyen Âge, puis une ère de la proposition, qui recouvre tout le Moyen Âge tardif. Plus que d'une mentalité symbolique, qui existe, l'homme du haut Moyen Âge tire sa connaissance… Lire la suite
MYTHE - Mythos et logos

Écrit par :  Clémence RAMNOUX

Dans le chapitre "Mythologie et ontologie"  : …  formes et leurs limites, sans se confondre avec aucune, mieux qu'en l'appelant le « Sans-Limite » ? *Une démarche régressive saisit sous le nom usuel une signification seconde, dont la valeur propre vide le nom usuel de son premier sens au profit d'un autre plus essentiel : pour cet autre, inadéquatement désigné, elle invente des mots plus purs,… Lire la suite
MYTHOLOGIES - Premiers panthéons

Écrit par :  Jean BOTTEROYvan KOENIGDimitri MEEKS Universalis

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NAISSANCE, anthropologie

Écrit par :  Nicole BELMONTNicole SINDZINGRE

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OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

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ŒDIPE COMPLEXE D'

Écrit par :  Claude RABANT

Dans le chapitre "La Loi primordiale"  : …  système d'alliance où il s'inscrit, à travers les contraintes d'une filiation et la marque que le *nom lui imprime, c'est l'ordre du langage qui lui impose sa loi. C'est pourquoi Lacan définit le complexe d'Œdipe comme fonction de la détermination symbolique : « C'est bien en quoi le complexe d'Œdipe, en tant que nous le reconnaissons toujours… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Une nouvelle problématique ontologique"  : …   » (On Denoting, 1905) conduit à restreindre la sphère d'existence aux seuls répondants des* noms propres logiques (on appelle descriptions définies singulières les expressions du type « le tel et tel », c'est-à-dire des expressions constituées par l'article défini suivi d'un nom commun ou d'une locution équivalente permettant d'identifier… Lire la suite
PERSONNE

Écrit par :  Henry DUMÉRYNicole SINDZINGRE

Dans le chapitre "Les attributs de la personne : dation du nom et initiation"  : …  au sein d'un groupe donné et même participent à son achèvement en tant que membre de celui-ci. *Le nom individuel constitue un attribut majeur, auquel d'autres déterminations peuvent s'ajouter qui contribuent à préciser cette identité sociale, telles, par exemple, les puissances extra-humaines (identifiées notamment par des devins) des ancêtres… Lire la suite
PHARAON

Écrit par :  Jean VERCOUTTER

Dans le chapitre "Titulature et représentations"  : …  *Dès l'Ancien Empire, tout pharaon porte cinq noms distincts qui lui sont donnés lors des cérémonies de l'intronisation. Ces noms constituent la « titulature royale ». Le premier est le nom d'Horus, dont on vient de parler. Le deuxième, dit des deux maîtresses (ou déesses), rappelle la période où l'Égypte était divisée en… Lire la suite
SIKHS

Écrit par :  Denis MATRINGE Universalis

Dans le chapitre "Pratiques et cérémonies religieuses"  : …  la communauté. Le Gurū Granth Sāhib est au cœur des quatre principales cérémonies sikhes :* le choix d'un nom, l'initiation dans le Khālsā, le mariage et la crémation. Pour choisir le nom d'un enfant, on ouvre le Granth au hasard et le premier mot de la page de gauche est lu aux parents. Ceux-ci donnent alors à leur enfant un nom… Lire la suite
TOTEM ET TOTÉMISME

Écrit par :  Daniel de COPPET

Dans le chapitre "Classification et identification"  : …  tels que Freud a su les mettre au jour. Renvoyant à la personne du père et plus exactement à son *nom, l'identification permet d'accéder à l'intériorisation de la loi du père, c'est-à-dire à la conquête d'une identité distincte, positive dans la mesure où elle n'est pas sous la dépendance de l'ambivalence inhérente au complexe paternel. Prenant… Lire la suite

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