Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

NOEUDS (THÉORIE DES)

Page précédente Page suivante

2.  La mécanique statistique et les nœuds

La généralisation de L. H. Kauffman utilise le diagramme d'un nœud mais rejoint certaines idées de la mécanique statistique, dont il faut dire ici quelques mots. Cette théorie a été fondée pour rendre compte de très grands systèmes et son but est de déduire le comportement global d'un système à partir de la connaissance locale de l'état de ses constituants. L'élément central est la fonction de partition du système Z=Σ e−βH(s), où β=1/kT, où H(s) représente l'énergie d'un état donné et où la sommation porte sur tous les états du système (si chaque constituant possède 2 états, il y a 2n états possibles du système). La probabilité pour que le système soit dans un état s est alors :

On peut donc, en principe, déduire de Z toutes les informations utiles sur le comportement du système.

Dans le cadre, un modèle de ferromagnétisme a été proposé par Ernst Ising en 1925. Lorsqu'on applique un champ magnétique, les spins s'orientent ; si le champ décroît lentement jusqu'à 0 et si la température est suffisamment faible, il reste une aimantation résiduelle. Si l'on chauffe, l'agitation thermique fait disparaître cette aimantation pour une certaine température critique Tc.

Dans le modèle d'Ising, on considère une population de n spins répartie sur les sommets d'un quadrillage à deux dimensions, chaque spin pouvant être dans l'état −1 ou +1, et on ne suppose que des interactions à courte distance, entre proches voisins, ce qui est très simplificateur. Le problème était de savoir s'il apparaissait quand même une transition de phase, c'est-à-dire une discontinuité dans le comportement du réseau, ce qui a été démontré par Lars Onsager en 1941. Potts a également étudié, sur le même principe, des modèles où chaque site peut prendre q états.

Considérons maintenant un nœud. Kauffman-commence par définir le « polynôme du crochet » du diagramme du nœud. Chaque croisement définit localement quatre régions que Kauffman note A ou B de la façon suivante : le pivotement du brin supérieur dans le sens direct ferait d […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Déformation des nœuds Nœud trivial Premiers nœuds de la classification de Tait Produit de deux nœuds Nœud de trèfle et nœud en huit Comment faire un nœud de trèfle Mouvements de Reidemeister Relation de Conway Exemples du calcul du polynôme HOMFLY Régions associées à un croisement et états correspondants Exemples d'états du nœud de trèfle

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média