Les Nivkhe peuplent le cours inférieur de l'Amour et l'île Sakhaline. Ils font partie du groupe des peuples paléoasiatiques, et les fouilles nous donnent la certitude qu'ils sont des descendants directs de la population néolithique de ce territoire. Leur nom, nivkh, signifie « hommes ». Avant la révolution de 1917, ils étaient connus sous le nom de Guiliak. Ce terme vient visiblement des noms Guiléké ou Guiliami, sous lesquels sont connus les Nivkhe parmi les populations toungouzo-mandchoues. Ils étaient environ 4 700 lors du recensement de 1989. Sur le plan territorial, ils se divisent en deux groupes : le groupe du fleuve Amour et celui de l'île Sakhaline. Ils se différencient fortement de tous leurs voisins qui parlent des langues du groupe toungouzo-mandchou. Leur langue se distingue dans le groupe des langues paléoasiatiques par des structures très particulières.
Les premiers Russes qui entrèrent en contact avec les Nivkhe au xviie siècle étaient des marchands de fourrure et des prospecteurs. Les Nivkhe dépendaient plus ou moins, à cette époque, de la Chine sans pour autant payer tribut. Ils vivaient dans des villages à très forte densité […]
