4. Hydrogénation
L'hydrogénation totale de la fonction nitrile en amine primaire est réalisée soit par voie catalytique, en présence de Fe/Ni ou de Cr/Ni :
soit par voie chimique par le sodium et l'alcool, par l'étain et l'acide chlorhydrique ou par l'hydrure d'aluminium et de lithium. Dans ce dernier cas, la réaction débute par l'addition nucléophile d'un hydrure sur la triple liaison, dont la polarisation est renforcée par la complexation du cation lithium ; il se forme le sel de lithium d'une aldimine qui subit l'addition d'un second hydrure pour donner, après hydrolyse, l'amine primaire. La mise en œuvre d'un agent réducteur moins puissant, tel que l'hydrure de diisobutylaluminium, ne permet pas l'hydrogénation de l'aldimine, et l'hydrolyse conduit à un aldéhyde. La même hydrogénation partielle est observée lorsqu'on met en contact le nitrile aromatique avec le chlorure stanneux anhydre en présence d'acide chlorhydrique : il se forme le complexe hexachlorostannate de l'aldimine qui, à l'hydrolyse, donne l'aldéhyde aromatique. Cette réaction, due à Stephen, est l'une des méthodes de leur préparation :
• Addition des hydracides
L'addition d'acide chlorhydrique sec conduit à un produit cristallisé qui possède un chlore très mobile, semblable à celui des chlorures d'acides.
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