Une fois que les grands artistes de la deuxième génération des peintres de vases attiques utilisant comme moyen d'expression la technique des figures rouges eurent porté à leur point de perfection la qualité technique du dessin (ainsi le Peintre de Berlin, le Peintre de Cléophradès, Douris, Macron et le Peintre de Brygos), les décorateurs de vases qui commençaient leur carrière après les guerres médiques furent obligés soit de répéter, en une plate imitation, le style « sévère » de leurs aînés, soit d'apporter à tout prix des éléments de nouveauté. Quelques peintres majeurs s'orientent alors vers une adaptation à la céramique de quelques-unes des trouvailles faites par la grande peinture contemporaine, en particulier par Polygnote de Thasos et par Mikon d'Athènes, pour autant qu'on puisse se faire une idée précise des tableaux de ceux-ci d'après les descriptions de textes antiques. Ainsi naît, vers ~ 470, le style « libre », qui exprime le passage définitif de l'archaïsme au classicisme ; le Peintre des Niobides — artiste anonyme qui doit ce nom conventionnel au cratère du Louvre, G 341, dont l'une des faces montre le massacre des enfants de Niobé par les jumeaux divins Apollon […]
