3. Relations internationales
Le 9 avril 1992, le général Ibrahim Babangida, président en exercice de l'O.U.A., reçoit le président sud-africain Frederik De Klerk. Ce dernier exprime le souhait de son pays de devenir membre à part entière de l'O.U.A.
En février 1994, un conflit frontalier oppose le Nigeria au Cameroun, à propos de la péninsule de Bakassi, réputée riche en hydrocarbures et en ressources halieutiques. Après une tentative de médiation du président togolais Eyadéma, le Cameroun porte l'affaire devant la Cour internationale de justice de La Haye (Pays-Bas) le 29 mars.
Le 11 novembre 1995, à la suite de l'exécution de neuf militants de la cause ogoni, les membres du Commonwealth réunis en sommet à Auckland (Nouvelle-Zélande) décident de suspendre le Nigeria jusqu'au retour de la démocratie dans le pays. Si cela ne se produit pas avant deux ans, le pays sera définitivement exclu de l'organisation. Ces mesures sont sans précédent. Washington, Londres et Paris, notamment, rappellent leur ambassadeur à Abuja. Le 20, l'Union européenne décrète un embargo sur les armes à destination du Nigeria.
Le 21 mars 1998, le pape Jean-Paul II entame sa deuxième visite au Nigeria après celle de 1982. Le 22, le pape béatifie le père Michael Tansi, mort en 1964, premier Africain de l'Ouest à être ainsi distingué. À cette occasion, il dénonce les « abus de pouvoir » – allusion à la répression menée contre l'opposition et à l'autoritarisme du régime du général Abacha. Le pape fait remettre aux autorités une liste de soixante prisonniers politiques dont il demande la libération.
Le 10 octobre 2002, au terme de huit années de litige territorial, la Cour internationale de justice de La Haye rend un arrêt favorable au Cameroun dans le dossier de la péninsule de Bakassi, riche en hydrocarbures et en richesses halieutiques.
Du 7 au 12 juillet 2003, au cours de sa tournée africaine, le président des Éta […]
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