2. Vie économique
En 1990, le Nigeria, dixième producteur mondial de pétrole, profite largement du renchérissement du prix du baril consécutif à la crise du Golfe.
Le 18 janvier 1991, un accord de rééchelonnement de la dette publique est conclu avec le Club de Paris et, le 2 mars, avec les banques créancières, dans le cadre du Club de Londres, pour la restructuration d'une partie de la dette extérieure, conformément au plan Brady.
En mai 1992, la pénurie de carburants entraîne de violentes émeutes, soulignant la désorganisation du pays.
En 1993, l'activité économique est en recul. Sous la pression du F.M.I., les subventions sur les carburants sont réduites, ce qui conduit à la crise politique.
En 1994, l'abandon des réformes économiques annoncées par la junte et le rétablissement du contrôle des changes provoquent le ralentissement des investissements étrangers, notamment en direction de l'industrie pétrolière. L'industrie ne fonctionne plus qu'à 30 p. 100 de sa capacité. L'inflation atteint 100 p. 100.
En 1995, l'économie nigériane continue à se dégrader. Les tergiversations du gouvernement au sujet des privatisations ou de la libéralisation des capitaux alimentent le désinvestissement. L'économie du pays ne réside quasiment plus que dans l'industrie pétrolière.
L'année 1996 est marquée par la reprise de la croissance, qui est encouragée par la stabilisation de la situation politique et diplomatique. L'inflation, en baisse, est en passe d'être maîtrisée. La politique de rigueur se poursuit, tout comme le programme de privatisation, qui attire nombre d'investisseurs étrangers.
En 1997, les revenus pétroliers continuent de doper les résultats budgétaires, mais les espoirs nés en 1996 ne se concrétisent pas. L'activité économique stagne.
En 1998, la mort du président Abacha révèle l'étendue de la corruption de son régime. Le pays subit l […]
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