Le Russe Nicolas Medtner peut être considéré comme le dernier représentant des grands pianistes-compositeurs post-romantiques. Longtemps éclipsée par celle de ses quasi contemporains Scriabine et Rachmaninov, son œuvre a été redécouverte par son compatriote Emil Guilels puis par l'Australien Geoffrey Tozer et le Canadien Marc-André Hamelin ; ses quatorze sonates pour piano s'affirment, aux côtés des cycles de Scriabine et de Prokofiev, comme les plus importantes du répertoire russe.
Nikolaï Karlovitch Medtner naît à Moscou le 24 décembre 1879 (ancien style) / 5 janvier 1880 (nouveau style), dans une famille d'ascendance allemande. À partir de 1892, il étudie au conservatoire de sa ville natale, où il a notamment comme maîtres Paul Pabst, Vassili Sapelnikov et Vassili Safonov pour le piano, Anton Arenski et Sergueï Taneïev pour la composition.
En 1900, Medtner reçoit la médaille d'or du Conservatoire de Moscou pour le piano. Il va dès lors partager son temps entre la composition pour son instrument et une carrière de soliste. Hostile au régime bolchevik, il quitte l'Union soviétique à l'automne de 1921 pour s'établir à Berlin puis à Paris. Medtner finira par s'install […]
