Théologien laïc, humaniste mêlé à la classe politique de Byzance mais attiré aussi par l'hésychasme, Nicolas Cabasilas a surmonté le conflit des mystiques et des humanistes en développant un humanisme chrétien, un « divino-humanisme » qui se rapproche du premier art de Mistra ou de la Descente aux enfers de Karié Djami. Il a commenté la liturgie eucharistique en soulignant, contre un allégorisme de décadence, son ultraréalisme, mais aussi ses dimensions communautaire et pneumatologique. Surtout, il a, dans sa Vie en Christ, élaboré une véritable spiritualité du laïcat, du chrétien engagé dans le monde : usage liturgique de l'existence, méditation du salut par l'amour, en des accents qui annoncent Dostoïevski. On a donné une traduction française de ses deux ouvrages fondamentaux : La Vie en Jésus-Christ et Le Commentaire de la divine liturgie.
Olivier CLÉMENT
Retour en haut




