Né à Verdun, Beauzée s'attache d'abord aux sciences et aux mathématiques avant de s'intéresser à la grammaire. Lorsque Dumarsais meurt en 1756, Beauzée lui succède à la rédaction des articles de grammaire de l'Encyclopédie. Il publie en 1767 sa Grammaire générale ou Exposition raisonnée des éléments nécessaires pour servir à l'étude de toutes les languesqui lui vaut une médaille d'or de Marie-Thérèse d'Autriche et le poste de professeur à l'École royale militaire de Paris. Il est élu à l'Académie française en 1772 au fauteuil de Duclos. Peu soucieux d'honneurs, il refuse d'aller à Berlin où l'appelle Frédéric II et se contente du modeste bénéfice de ses travaux littéraires. Il meurt à Paris au début de l'année 1789. Sans vraiment apporter une contribution originale, Beauzée applique un esprit rigoureux à la linguistique de son temps et accentue le caractère logique qui s'y manifeste depuis Port-Royal. C'est sans doute chez Beauzée que l'on peut trouver la synthèse la plus achevée et la somme la plus complète de l'acquis des diverses « grammaires générales » de son temps. On lui doit aussi un Dictionnaire de grammaire et de littérature qui comprend ses […]
