Architecte anglais. Élève puis assistant de Wren, Nicholas Hawksmoor devint le collaborateur du mondain Vanbrugh. Il apparaît cependant comme l'une des personnalités les plus originales de la période baroque anglaise, créateur de bâtiments déconcertants où ses contemporains ne virent souvent qu'« un fouillis d'éléments incompatibles ». Héritier de la virtuosité technique de Wren, il emprunta aux cultures les plus disparates : du gothique anglais à l'Antiquité romaine, du classicisme français au baroque italien. Mais chez Hawksmoor, nulle trace d'éclectisme, plutôt un syncrétisme formel qui s'incarne dans une architecture expressive, étonnamment plastique, où l'ombre et la lumière jouent un rôle important. Après quelques années dans l'administration de sa province, il entra chez Wren comme dessinateur en 1679. Mais ses dons l'imposèrent peu à peu comme le collaborateur principal du grand architecte. Que ce soit à l'hôpital de Chelsea (1682-1690), à Kensington Palace (1695-1715), sur le chantier de la cathédrale Saint Paul (1691-1712), il ne se contenta pas de surveiller les travaux, mais donna de nombreux dessins. À l'hôpital de Greenwich, il édifia la façade du bâtiment du roi William (1699-1707) et celle de l'aile de la reine Anne (1700-1703), du côté de la Tamise. En 1705, Vanbrugh le désigna comme son premier assistant pour la réalisation des demeures patriciennes de Castle Howard et de Blenheim Palace, où il est bien difficile de démêler leur rôle respectif. Vers 1702, il commença à travailler pour son propre compte. D'abord à Easton Neston, résidence de campagne du Northemptonshire, qui révèle une certaine liberté dans l'agencement du plan. À la suite de la loi de 1711, qui prévoyait la construction de cinquante églises dans Londres, Hawksmoor fut chargé de réaliser six d'entre elles. C'est là qu'apparaît le mieux « cette antithèse entre les éléments de la composition » qui est la caractéristique dominante de tous ses projets. Les souvenirs gréco-romains y sont nombreux, surtout en ce qui concerne […]
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