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NICHIREN-SHO-SHU

L'une des sectes de l'école bouddhiste japonaise Nichiren, le Nichiren-shō-shū (« vraie secte Nichiren »), a connu, depuis 1950, une expansion extraordinaire due principalement au prosélytisme des adeptes de la communauté laïque qui lui est associée, le Sōkagakkai. La secte fait remonter son origine à l'un des six disciples de Nichiren, Nikkō, qui construisit son propre temple, Daiseki-ji, au pied du mont Fuji, en 1290 ; c'est aujourd'hui encore le centre religieux de la secte. Celle-ci fonde la légitimité de sa profession d'orthodoxie sur les copies qu'elle détient de deux documents, dont les originaux ont été perdus et par lesquels Nichiren prenait pour successeur son disciple Nikkō, ainsi que sur une tablette de bois, également en sa possession (le daigohonzon, « grand objet de culte »), sur laquelle Nichiren lui-même aurait gravé la parole sacrée : Namu Myōhō renge-Kyō (« Salutation au sūtra du Lotus »). Le Nichiren-shō-shū se distingue des autres sectes Nichiren en ce que le fondateur, Nichiren (1222-1282), y occupe un rang plus élevé que celui du Bouddha historique, car il est considéré comme le seul vrai Bouddha à avoir prêché en la présente époque de décadence.

Parmi ces sectes, le Nichiren-shō-shū n'eut qu'une audience limitée jusqu'au moment où apparut et se développa le Sōkagakkai, organisation laïque fondée en 1937 par Tsunesaburo Makiguchi, qui inventa une nouvelle méthode d'éducation inspirée de l'enseignement de Nichiren. Arrêté pour lèse-majesté, Tsunesaburo Makiguchi mourut en prison en 1944 et fut remplacé à la tête du mouvement par son collaborateur Josei Toda. Le Sōkagakkai reçut alors une structure paramilitaire qui lui assura une rapide et imposante progression ; il donna naissance au parti Kōmeitō, au sein duquel s'expriment ses ambitions politiques.

Vers 1965, la secte prétendait compter six millions de familles d'adeptes. Elle s'est étendue aujourd'hui au-delà des frontières du Japon. Ainsi, aux États-Unis, l'organisation laïque équivalant au Sōkagakkai, le Nichiren-shō-shū of America, comptait, en 1970, soixante-mille familles de fidèles.

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