3. Une ville dynamique : tourisme et pôle technologique
L'économie urbaine a connu une mutation profonde à partir des années 1950. Au xixe siècle, la ville était déjà un lieu de tourisme international après le rattachement à la France (1860) et surtout l'arrivée du chemin de fer (1864). À la fin du xxe siècle, la villégiature d'hiver est celle des retraités de la France entière. En revanche, les flux touristiques correspondant aux loisirs de masse se concentrent désormais du printemps à l'automne. Les mois d'été atteignent des records de fréquentation qu'expliquent de nombreux facteurs : l'attrait de la mer, du soleil, des paysages ; la bonne accessibilité par route, rail et air ; l'image de faste et de fête ; l'offre hôtelière ; le patrimoine artistique (musées, églises, chapelles, palais) ; l'urbanisme. La moitié des estivants sont des étrangers et le tourisme reste toujours le premier moteur de développement.
À partir de 1960, Nice devient également une ville industrielle tournée vers la recherche et les nouvelles technologies. Environnement de qualité, réseau autoroutier et présence de l'aéroport international favorisent l'implantation de grandes entreprises françaises et étrangères. Sophia-Antipolis, le plus important pôle technologique d'Europe, regroupe des instituts universitaires, des laboratoires de recherche, des établissements de création et d'innovation, des firmes de services aux entreprises. L'essor de la « nouvelle économie technologique » soutient une diffusion générale de l'industrie dans tout le département des Alpes-Maritimes et dans l'agglomération niçoise (zone industrielle de Carros dans la vallée du Var).
Le tertiaire demeure cependant largement prépondérant (près de 80 p. 100 des actifs), dans le domaine des services (aux ménages et aux entreprises), dans celui de la recherche et de la formation et dans l'animation et l'accueil touristique (congrès, festivals, découverte du patrimoine monumental).
En dépit de l'implantation à Marseille des services régionaux de l'État, Nice est devenue, au début du xxie siècle, une métropole à part entière. L'aire métropolisée, de Menton à Grasse et à Cannes, rassemble environ 1,3 million d'habitants. Elle équilibre, à l'est, celle de Marseille.
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