Violoniste et compositeur italien, né à Gênes et mort à Nice, Niccolò Paganini personnifia au violon le type du virtuose romantique aux prouesses inimaginables et à l'existence plus ou moins entourée de légende. Il fut à cet instrument, pour lequel son seul rival était Spohr, ce que Liszt fut au piano. Il se produit pour la première fois en 1794, poursuit à Parme une formation commencée par son père, entreprend ses premières tournées. Engagé à la cour de Lucques (1805-1809) par la princesse Baciocchi, sœur de Napoléon, il vit à partir de 1809 en artiste indépendant, parcourant en tout sens l'Italie puis l'Europe (les années 1828-1834 sont celles de sa plus grande renommée) ; à sa mort, il laisse à son fils Achille une fortune considérable. Les thèses semblent peu fondées selon lesquelles il aurait eu des mains et des bras exceptionnellement développés (ce que ne semble pas prouver en tout cas son portrait dessiné par Ingres !). Son extraordinaire habileté résulta à la fois d'exercices assidus et d'une intuition aiguë des possibilités du violon. Cela dit, il aima s'entourer d'une aura de mystère, suscitant en plein concert des situations désespérées (bris de cordes ou d'archet) d […]
