2. Vie économique
En 1990, la présidente Violeta Chamorro hérite d'une économie ravagée par la gestion sandiniste et par douze ans de guerre civile.
Le 21 septembre, le ministre de l'Économie présente un plan d'austérité d'une durée de trois ans.
En 1992, les recettes du commerce extérieur diminuent de 16,4 p. 100, touchées par la faiblesse des cours des principaux produits d'exportation, le café, le sucre et le coton. Le revenu par habitant diminue, pour la neuvième année consécutivement. L'austérité est vivement dénoncée par les partisans de l'ancien régime sandiniste, qui ont conservé d'importantes positions dans l'administration et dans l'armée, en vertu de la politique de réconciliation nationale menée par la présidente.
En 1993, le taux de chômage atteint 60 p. 100, en raison de la démobilisation des soldats. La privatisation des mines d'or, des plantations de canne à sucre et de bananiers, qui aurait pu donner de la vigueur à une économie exsangue, est bloquée par les syndicats sandinistes. Les négociations avec le F.M.I. reprennent en novembre.
En 1994, la reprise de l'activité et des investissements étrangers améliore la situation économique du pays. Toutefois, le taux de croissance reste inférieur à celui de l'expansion démographique, et le chômage atteint toujours 60 p. 100 de la population active. Avec une dette publique de 10,9 milliards de dollars, le Nicaragua reste en tête des pays les plus endettés par habitant.
En 1995, la croissance se maintient et les exportations augmentent tout en étant encore inférieures de moitié aux importations. L'inflation reste cantonnée autour de 10 p. 100.
En 1996, les réformes économiques en vigueur depuis 1990 contribuent à la lente reprise de la production. La croissance augmente sans que l'inflation s'en ressente. La dette extérieure est ramenée de 11 à 4 milliards de dollars. Partisan de l'économie de marché, le nouveau président Arnoldo Aleman annonce sa volonté d'aider en priorité […]
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