Les particularités spécifiques des névroses infantiles ont été isolées relativement tard dans l'évolution de la psychiatrie. Au début de la psychanalyse, la névrose infantile est considérée comme ayant la même symptomatologie que celle de l'adulte, mais aussi comme étant son prototype et son modèle ; elle est alors rétrospectivement analysée à travers la névrose de l'adulte.
En fait, quand on se penche sur le diagnostic des névroses de l'enfant, on s'aperçoit que le tableau clinique en est différent. Alors que chez l'adulte la notion de névrose implique une organisation structurée, peu mobile et irréversible, chez l'enfant le symptôme semble issu directement d'un conflit, comme un compromis passager, nécessaire à un moment donné, mais pouvant entraîner des remaniements positifs dans l'évolution de la personnalité.
Il faut cependant, pour une éventuelle psychothérapie, distinguer ce qui est un symptôme passager des symptômes plus profonds préfigurant des troubles à l'âge adulte, dont on ne peut, comme on l'a cru, prévoir la forme. Les critères diffèrent selon les psychanalystes et sont peu rigoureux.
Pour Anna Freud, le symptôme névrotique traduit un équilibre f [… ]
