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NEUTRON

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6.  Utilisations des neutrons

Le neutron possède des particularités propres qui le rendent très intéressant du point de vue pratique. Comme le proton, il est sensible à l'interaction forte, mais, à l'inverse, il est neutre et ne ressent donc pas la forte répulsion coulombienne à l'approche d'un noyau. Comme le photon, il est neutre, mais il possède une masse et on peut, grâce à une vitesse adaptée, obtenir des longueurs d'onde associées beaucoup plus faibles.

Très tôt, on a remarqué qu'un neutron possède une grande capacité de briser un noyau d'uranium 235 selon une réaction du genre : n + 235U → X1 + X2 + kn + énergie. Les noyaux X1 et X2 résultant de cette fission nucléaire ont des masses intermédiaires et sont eux-mêmes radioactifs, tandis qu'en moyenne on récupère k = 2,5 neutrons pour chaque neutron absorbé. Cette propriété est utilisée dans les réacteurs nucléaires, pour entretenir une réaction en chaîne. Ces neutrons produits sont ralentis puis eux-mêmes utilisés comme briseurs d'uranium. Puisque k > 1, on peut laisser la réaction s'emballer ; utilisé dans certaines conditions, cet emballement produit une explosion d'une puissance redoutable. C'est le principe de la « bombe atomique » ou celui de la « bombe à neutrons ». Dans un réacteur classique, on s'arrange pour absorber le surplus de neutrons, de manière à seulement auto-entretenir la réaction et à transformer l'énergie produite par celle-ci pour faire tourner des turbines produisant un courant électrique. Les réacteurs sont aussi la source la plus importante de production de neutrons pour la recherche ; au cœur d'un réacteur les flux obtenus sont couramment de l'ordre de 1014 n/cm2/s.

Par ailleurs, en faisant varier la vitesse du neutron, donc sa longueur d'onde associée, on peut utiliser le neutron comme sonde de la matière. Sa grande pénétrabilité lui donne des possibilités plus riches que les rayons X. Les neutrons lents sont diffractés par les cristaux et fournissent des informations sur la structure de ce […]

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Autres références

« NEUTRON » est également traité dans :

ANTIMATIÈRE

Écrit par :  Bernard PIREJean-Marc RICHARD

Dans le chapitre "Antimatière dans l'Univers"  : …  négatifs, jusqu'à présent. Dans le même genre d'idées, certaines nouvelles théories prédisent qu'un *neutron pourrait, mais avec une probabilité extrêmement faible, se transformer spontanément en antineutron. Des expériences sont effectuées avec les neutrons émis par le réacteur à haut flux de l'institut Laue-Langevin à Grenoble. L'espoir est que,… Lire la suite
ARMES - Armes lourdes

Écrit par :  Alain BRU

Dans le chapitre " Les armes nucléaires"  : …  (15 p. 100) qui, à son tour, se partage en émission immédiate (5 p. 100) de rayons gamma et de *neutrons (particules), que l'air absorbe sur une distance relativement courte (outre la dispersion en 1/d2) et en émission « résiduelle » (10 p. 100) de longue durée provenant des divers particules et rayonnements émis… Lire la suite
BERKÉLIUM

Écrit par :  Marc LEFORTMonique PAGÈS

Dans le chapitre "Production"  : …  plutôt par irradiation prolongée de plutonium, américium ou curium dans des flux très élevés de *neutrons. Ainsi la séquence de captures radiatives de neutrons (n,γ) suivie de décroissance β- aboutit à 249Bk en partant de 243Am. C'est ainsi que dans le flux très élevé qui accompagne une explosion… Lire la suite
BÊTA RAYONNEMENT

Écrit par :  Bernard PIRE

…  positron et un neutrino (rayon bêta plus). Ce processus donne naissance à un autre noyau ayant un *neutron de moins et un proton de plus que le noyau initial. Les travaux de Wolfgang Pauli, Francis Perrin et Enrico Fermi permirent de comprendre en 1932-1934 que la désintégration bêta moins était due à la transmutation d'un neutron en proton. La… Lire la suite
BOHR NIELS (1885-1962)

Écrit par :  Léon ROSENFELD

Dans le chapitre "Théorie des réactions nucléaires"  : …  Les réactions induites par impact de *neutrons lents sur les noyaux présentent, pour un intervalle donné de valeurs de l'énergie du neutron incident, une grande prédominance de la capture de celui-ci par le noyau-cible : cela ne pouvait s'expliquer si l'on représentait l'interaction entre le neutron et le noyau par un simple potentiel attractif. En… Lire la suite
BOTHE WALTHER WILHELM (1891-1957)

Écrit par :  Bernard PIRE

…  pénétrant : James Chadwick identifiera deux ans plus tard, à Cambridge, ces particules comme des *neutrons. En 1932, Bothe succéda à Philipp Lenard à l'université de Heidelberg puis dirigea l'Institut Max-Planck. Il y utilisa sa méthode de coïncidence pour établir la validité de la loi de conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement,… Lire la suite
CALIFORNIUM

Écrit par :  Marc LEFORTMonique PAGÈS

Dans le chapitre "Les isotopes et leurs propriétés"  : …  appréciables dans les réacteurs à haut flux à partir d'une cible de curium 244. Les captures de *neutrons produisent en effet 24996Cm qui, par deux désintégrations β- en série, se transmute en 249Cf. C'est sur cet isotope que l'on étudie le plus souvent les propriétés chimiques du californium. L'… Lire la suite
CHADWICK JAMES (1891-1974)

Écrit par :  Bernard PIRE

… *Né le 20 octobre 1891 à Manchester (Grande-Bretagne), James Chadwick fit toutes ses études dans sa ville natale et entreprit ses premières recherches sur différents aspects de la radioactivité sous la direction d'Ernest Rutherford, alors professeur à l'université de Manchester. En 1913, il obtenait une bourse pour continuer ses travaux à Berlin… Lire la suite
CRISTAUX

Écrit par :  Marc AUDIERMichel DUNEAU

Dans le chapitre "Diffraction des neutrons"  : …  limité, car elle nécessite la mise en œuvre de moyens techniques très importants. Les sources de *neutrons sont produites soit par des réactions de fission dans des réacteurs nucléaires, soit par spallation, lorsque des protons de haute énergie sont envoyés de manière pulsée sur une cible en uranium. Le pouvoir diffusant des neutrons par chaque… Lire la suite
CURIE LES

Écrit par :  Marcel FRILLEY

Dans le chapitre "Réactions nucléaires, fission, fusion"  : …   : Irène et Frédéric Joliot-Curie identifièrent, par ses propriétés chimiques, l'élément formé. Le *neutron, dépourvu de charge, pénètre facilement dans les noyaux qu'il rencontre et permet de découvrir un nouveau mode de transmutation : la fission. Un noyau lourd absorbant un neutron peut devenir un édifice instable, qui se sépare en deux atomes… Lire la suite
DE LA RADIOACTIVITÉ À LA FISSION DE L'ATOME - (repères chronologiques)

Écrit par :  Robert DAUTRAY

…  E. Schrodinger, P. Dirac, L. de Broglie, M. Born, H. Kramers, E. Fermi, S. Bose, A. Einstein. * Le physicien britannique James Chadwick établit l'existence du neutron. Le noyau est ainsi constitué d'un assemblage de protons (noyau de l'hydrogène) et de neutrons. Découverte, en janvier, de la radioactivité artificielle par Frédéric et Irène… Lire la suite
DIAGRAPHIES, géophysique

Écrit par :  Oberto SERRA

Dans le chapitre "Indice hydrogène-neutron"  : …  La formation est bombardée en continu avec* des neutrons d'énergie incidente de l'ordre de 4 à 6 mégaélectronvolts émis par des sources spéciales à l'américium-béryllium ou au plutonium-béryllium ; l'américium ou le plutonium engendrent des particules α qui, par combinaison avec le béryllium, produisent du carbone 126C et des… Lire la suite
FERMI ENRICO (1901-1954)

Écrit par :  P. M. HEIMANNEduardo de RAFAEL

Dans le chapitre "Production de nouveaux radioéléments"  : …  continuèrent leurs recherches dans cette direction, mais en bombardant les atomes avec des *neutrons. Fermi pensait, en effet, que les neutrons convenaient parfaitement pour cette tâche puisque, non chargés, ils peuvent pénétrer les noyaux de tous les atomes tandis que, sauf pour les atomes les plus légers, les noyaux chargés positivement… Lire la suite
HOFSTADTER ROBERT (1915-1990)

Écrit par :  Bernard PIRE

… électronique de la structure de la matière. Ces expériences montrèrent en particulier que proton et *neutron n'étaient pas des particules ponctuelles et qu'on pouvait déterminer leur taille et leur forme. Il prédit, à partir de ces observations, l'existence de mésons (notés ρ et ω) qui furent ensuite observés. En 1968, il était directeur du… Lire la suite
INTERACTIONS (physique) - Interaction nucléaire forte

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "La théorie de Yukawa et les mésons"  : …  d'un noyau. Il reconnaît, de plus, que cette nouvelle force doit agir de façon comparable entre des* neutrons ou entre des protons. Mais Heisenberg, comme la plupart des physiciens mystifiés par les étranges propriétés de la désintégration bêta, considère le neutron comme un état lié d'un proton et d'un électron et ne sépare pas les phénomènes dus… Lire la suite
ISOSPIN

Écrit par :  Bernard PIRE

…  fort, introduite en 1933 par Werner Heisenberg (1901-1976), traduit le fait que le proton et le *neutron peuvent être compris comme deux états d'une particule unique : le nucléon. Par analogie avec les rotations dans l'espace habituel (et la notion de spin qui en découle), on appelle rotation d'isospin la transformation qui fait passer de l'état… Lire la suite
ISOTOPES, biologie

Écrit par :  René BIMBOTMarc PASCAUDMaurice TUBIANA

…  noyau atomique est lui-même composé de Z protons portant chacun une charge positive unité et de N *neutrons non chargés. Les masses du proton et du neutron étant voisines de 1 en unité de masse atomique, celle du noyau est de l'ordre de Z + N = A. Le nombre Z est une caractéristique fondamentale de l'élément chimique (hydrogène, Z = 1 ; soufre, Z… Lire la suite
JOLIOT-CURIE FRÉDÉRIC (1900-1958)

Écrit par :  Agnès LECOURTOIS

…  rayonnement pénétrant découvert en 1930 par Bethe et Becker, étude qui conduira à la découverte du *neutron. À l'aide d'une source puissante de rayons α, d'une chambre d'ionisation, puis d'une chambre de Wilson construite par Frédéric, le physicien et Irène Joliot-Curie observent un rayonnement capable d'éjecter des noyaux d'hydrogène, d'hélium et… Lire la suite
MAGNÉTISME

Écrit par :  Damien GIGNOUXÉtienne de LACHEISSERIELouis NÉEL

Dans le chapitre "La diffraction neutronique"  : …  En raison de la dualité onde-corpuscule, un *faisceau de neutrons envoyé sur un matériau cristallin subit un phénomène de diffraction analogue à celui des rayons X. Dans le cas des neutrons, l'interaction responsable de la diffraction a deux origines. D'une part, il existe une interaction de contact neutron-noyau qui donne lieu à des diagrammes de… Lire la suite
MOLÉCULE

Écrit par :  André JULG

…  g et de charge e = —1,602  10—19 coulomb, d'autre part, le proton et *le neutron, de masse pratiquement égale (respectivement 1837 et 1838 m), le premier étant porteur d'une charge + e, le second étant neutre. Contrairement à l'électron, le proton et le neutron ne sont pas des particules… Lire la suite
NOYAUX À HALO, physique nucléaire

Écrit par :  Bernard PIRE

… Forme particulière de certains isotopes très riches en *neutrons de noyaux atomiques légers. Le premier exemple découvert est le lithium 11, qui contient un cœur formé de trois protons et de six neutrons entouré d'un halo de deux neutrons ; l'extension spatiale de ce halo est entre cinq et dix fois supérieure à la taille du cœur, ce qui s'explique… Lire la suite
NOYAUX EXOTIQUES, physique nucléaire

Écrit par :  Bernard PIRE

… Noyau très éloigné des conditions de stabilité par la proportion en protons et en *neutrons. Ces noyaux, très déficitaires en neutrons ou en protons, sont très éphémères, leurs demi-vies allant de la milliseconde à la seconde. On en connaît plusieurs milliers qu'on produit par bombardement de noyaux par des neutrons, des protons ou d'autres noyaux,… Lire la suite
NOYAUX MAGIQUES, physique nucléaire

Écrit par :  Bernard PIRE

… On dit qu'un noyau est magique lorsque le nombre de ses protons ou de ses *neutrons correspond à des couches complètes. Ces nombres magiques sont 2, 8, 20, 28, 50, 82 et 126. La situation est l'analogue au niveau nucléaire du cas des gaz rares dont les couches électroniques atomiques sont complètes. Les noyaux magiques – hélium, oxygène, calcium,… Lire la suite
NUCLÉAIRE - Réacteurs nucléaires

Écrit par :  Jean BUSSACFrank CARRÉRobert DAUTRAYJules HOROWITZJean TEILLAC

Dans le chapitre " Principes physiques"  : …  Un *neutron peut produire la fission des isotopes 233U et 235U de l'uranium et celle des isotopes 239Pu et 241Pu du plutonium, quelle que soit son énergie. Pour les autres noyaux lourds (238U, 232Th, 240Pu... par exemple), la fission n'intervient que si l'énergie du neutron… Lire la suite
NUCLÉAIRE - Applications militaires

Écrit par :  Paul BOUÉThierry MASSARDFrançois OLIVE

Dans le chapitre " Matériaux de base et réactions"  : …  abondant (99,3 p. 100 de l'uranium naturel). La réaction utilisée est la fission, dans laquelle le* noyau de l'atome se casse sous l'effet d'un neutron, en donnant généralement deux noyaux plus petits, appelés produits de fission, et deux ou trois neutrons. Les noyaux obtenus sont différents d'une fission à une autre. Plus de 200 isotopes ont été… Lire la suite
NUCLÉAIRE - Déchets

Écrit par :  Pierre BERESTJean-Paul SCHAPIRA

Dans le chapitre "Données de base"  : …  Les corps à vie longue visés par la transmutation sont créés par interaction des *neutrons avec les noyaux lourds (uranium, plutonium) constituant le combustible de départ ou créés lors de son irradiation dans le réacteur. Ils se répartissent suivant deux catégories : les produits de fission et les actinides. Les premiers sont des fragments de masse… Lire la suite
NUCLÉAIRE (PHYSIQUE) - Les principes physiques

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "La fission"  : …  initiée pour un nombre beaucoup plus grand de noyaux par l'impact d'un projectile, souvent d'un *neutron. Pour certains (les isotopes 233 et 235 de l'uranium, le plutonium 239 par exemple), il suffit que ce neutron soit absorbé ; pour d'autres (l'isotope 238 de l'uranium, le thorium 232), il faut qu'il apporte une énergie cinétique minimale. Le… Lire la suite
NUCLÉAIRE (PHYSIQUE) - Noyau atomique

Écrit par :  Luc VALENTIN

Dans le chapitre "Le noyau composé"  : …  de collision, dû à Niels Bohr, fut développé pour rendre compte des résultats obtenus avec des *neutrons de basse énergie (fig. 17). On y observe des résonances étroites, c'est-à-dire des variations brutales, en fonction de l'énergie des neutrons incidents, de leur probabilité d'interaction avec le noyau cible, ici le thorium 232. Chacune de… Lire la suite
NUCLÉAIRE (PHYSIQUE) - Isotopes

Écrit par :  René BIMBOTRené LETOLLE

Dans le chapitre "Production et détection des isotopes artificiels"  : …  globe. La méthode la plus utilisée pour produire des isotopes radioactifs est l'irradiation par des *neutrons thermiques, en raison des flux élevés de neutrons dont on peut disposer dans les réacteurs. On obtient ainsi, par capture radiative (n, γ), les isotopes de l'élément cible possédant un neutron de plus que les isotopes stables, ainsi… Lire la suite
NUCLÉAIRE (PHYSIQUE) - Faisceaux d'ions lourds

Écrit par :  Marc LEFORTBernard PIRE

Dans le chapitre " Synthèse par ions lourds de nouvelles espèces"  : …  La stabilité d'un noyau disposant de Z protons n'est assurée que pour un nombre de *neutrons N très strictement limité. Le rapport N/Z est un critère très sensible de la stabilité. Pour les éléments légers (carbone, azote, oxygène, etc.), l'énergie de liaison des nucléons est la plus grande lorsque NLire la suite
NUCLÉOSYNTHÈSE

Écrit par :  Jean AUDOUZE

Dans le chapitre "Les réactions d'absorption de neutrons"  : …  Les *neutrons, en raison de leur neutralité, ne subissent pas la répulsion coulombienne. Ils peuvent donc pénétrer à l'intérieur des noyaux des éléments chimiques qui peuvent les absorber, et ce de façon extrêmement plus efficace que les réactions de fusion : l'absorption des neutrons par les noyaux des terres rares comme le gadolinium a une… Lire la suite
OPTIQUE CRISTALLINE - Diffraction par les cristaux

Écrit par :  André AUTHIER

Dans le chapitre "Neutrons"  : …  *La première expérience de diffraction d'un faisceau de neutrons par un cristal a eu lieu en 1936 en utilisant une source radioactive radium-béryllium. Les sources radioactives sont toutefois très faibles et les expériences de diffraction sont faites depuis 1945 à l'aide des neutrons produits dans un réacteur atomique. Ceux-ci sont émis au cours des… Lire la suite
PARTICULES ÉLÉMENTAIRES - Caractères généraux

Écrit par :  Maurice JACOBBernard PIRE

Dans le chapitre " Essai de définition de la particule élémentaire"  : …  le noyau de l'atome, avec une taille typique de 10—14 m, puis le nucléon (proton ou *neutron) dont la dimension est de l'ordre de 10—15 m. Les noyaux sont constitués de protons et de neutrons, liés entre eux d'une façon assez compacte. Dans l'atome, des électrons (de charge — e)… Lire la suite
PARTICULES ÉLÉMENTAIRES - Détecteurs de particules

Écrit par :  Pierre BAREYREJean-Pierre BATONGeorges CHARPAKMonique NEVEUBernard PIRE

Dans le chapitre "La chambre à bulles"  : …  types sur le nucléon, il est de première importance de disposer de nucléons cibles à l'état libre. *Lorsqu'on veut étudier les chocs sur neutron, on remplace l'hydrogène par du deutérium dont le noyau est composé d'un proton et d'un neutron. Ceux-ci étant faiblement liés entre eux, on peut considérer en première approximation le neutron comme libre… Lire la suite
PARTICULES ÉLÉMENTAIRES - Fermions

Écrit par :  Jean-Eudes AUGUSTINMichel PATYBernard PIRE

Dans le chapitre "Production et détection"  : …  et pour les neutrinos νe et ̄νe, la désintégration β des *neutrons libres (→ p + e + νe) fournis en flux intenses par les réacteurs nucléaires et la désintégration β des divers radionuclides produits par ces mêmes réacteurs, les réactions… Lire la suite
PARTICULES ÉLÉMENTAIRES - Hadrons

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre " Caractéristiques"  : …  Le proton, le *neutron et les mésons π et K sont les hadrons les plus connus parmi les centaines de membres de cette famille de particules. On inclut parfois dans l'ensemble des hadrons les noyaux atomiques les plus légers (à savoir les différents isotopes du noyau d'hydrogène, à commencer par le proton) mais pas les autres noyaux. La taille typique… Lire la suite
PHONON

Écrit par :  Jean-Paul BURGER

Dans le chapitre "Détermination des courbes de dispersion ω(k)"  : …  dispersion, on fait interagir le cristal avec un rayonnement externe (rayons X, lumière, neutrons). *Les neutrons, par exemple, voient le cristal et ses mouvements, par l'intermédiaire de leurs interactions avec le noyau ; au cours de l'interaction, le neutron ou le photon peut absorber (ou émettre) un phonon : on dit que la particule incidente est… Lire la suite
PLASMA DE QUARKS ET DE GLUONS

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "LA CHROMODYNAMIQUE QUANTIQUE ET LES PHASES DE LA MATIÈRE ÉLÉMENTAIRE"  : …   – ont la curieuse propriété de ne pas pouvoir être isolés ; ils restent confinés dans les protons, *neutrons et autres hadrons. Pour qu'un assemblage de ces constituants élémentaires puisse atteindre un appareil de détection, il doit obéir à des règles extrêmement précises issues de la théorie des groupes. En termes imagés, on considère qu'un quark… Lire la suite
PLUTONIUM

Écrit par :  Daniel CALAISAndré CHESNÉ

Dans le chapitre "Plutonium 239"  : …   239 se forme dans les réacteurs nucléaires alimentés à l'uranium. La capture radiative d'un *neutron par l'uranium 238 conduit à un isotope de masse supérieure, l'uranium 239. Celui-ci, instable, se transmute par émission β en neptunium 239 avec une demi-vie de 23,45 minutes. Ce dernier isotope est également émetteur βLire la suite
PREMIÈRE RÉACTION NUCLÉAIRE EN CHAÎNE

Écrit par :  Robert DAUTRAY

  *Le 2 décembre 1942, Enrico Fermi, physicien Italien (1901-1954) alors émigré aux États-Unis, réalise à l'université de Chicago la première réaction en chaîne, fondée sur la fission de noyaux atomiques. Celle-ci est obtenue en utilisant de l'uranium naturel (qui contient l'isotope 235, 235U, constituant 0,720  p… Lire la suite
PROTON

Écrit par :  Nicole d' HOSE

Dans le chapitre "Autres nombres quantiques"  : …  électromagnétique entre les particules. L'interaction nucléaire forte considère le proton et le *neutron comme deux états d'un même objet quantique, le nucléon. Celui-ci a donc deux états de charge électrique, qui correspondent à deux valeurs que peut prendre une grandeur appelée isospin (notée I). Cette grandeur vaut 1/2 pour le… Lire la suite
RADIOACTIVITÉ

Écrit par :  Bernard SILVESTRE-BRAC

Dans le chapitre "Radioactivité β"  : …  sortes de radioactivité β. À la base de la radioactivité β est la transmutation d'un *neutron (n) en proton (p), selon la réaction :

 L'antineutrino ̄ν (antiparticule du neutrino ν) est une particule élémentaire neutre. Lorsque cette réaction se produit à l'intérieur d'un noyau, nous avons une désintégration du genre :

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RADIOACTIVITÉ EXOTIQUE ou RADIOACTIVITÉ PAR IONS LOURDS

Écrit par :  Gérard ARDISSON

Dans le chapitre "Les prévisions et les perspectives"  : …  très voisin de celui-ci. En effet, le 208Pb, noyau dont les nombres de protons et de *neutrons sont respectivement de 82 et 126, possède une très grande stabilité. Ces nombres de nucléons remarquables dans un noyau (2, 8, 20, 50, 82, 126) sont appelés nombres magiques. Cette prévision, qui conduit à la plus grande énergie possible… Lire la suite
RADIOÉLÉMENTS & RAYONNEMENTS IONISANTS

Écrit par :  Jean-Louis BOUTAINERené COPPENSPierre GUERIN de MONTGAREUILRichard HOURSJean-René PUIG

Dans le chapitre "Irradiation dans un réacteur"  : …  Dans un réacteur, la cible est exposée à un intense bombardement par les *neutrons, lents ou rapides, qui pénètrent facilement dans les noyaux et y provoquent différents types de réaction, notamment : – Réaction (n, γ). C'est de loin la plus importante ; elle est provoquée par les neutrons lents, seuls abondants dans certains types… Lire la suite
RADIOPROTECTION

Écrit par :  Claude LÉVY

Dans le chapitre "Rayons ionisants et matière vivante"  : …  donc être éventuellement arrêtés ; en revanche, les rayonnements à parcours non limité (X, γ, *neutrons) ne subissent qu'une atténuation progressive. Les grandeurs et les unités utilisées en radioprotection ont été groupées dans le tableau. Il importe d'ajouter qu'en France, le décret du 4 décembre 1975 donne les nouvelles unités d'exposition… Lire la suite
SEGRÈ EMILIO GINO (1905-1989)

Écrit par :  Agnès LECOURTOIS

… *Physicien d'origine italienne (il est né le 1er février 1905 à Tivoli), lauréat du prix Nobel de physique en 1959, avec le physicien américain Owen Chamberlain, pour la découverte de l'antiproton (particule de même masse que le proton mais de charge électrique opposée). Nommé professeur adjoint à l'université de Rome en 1932, Emilio Gino… Lire la suite
SPIN

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

Dans le chapitre "Spin et interactions électromagnétiques"  : …  N, avec mN la masse nucléonique, est appelé magnéton nucléaire. Le *neutron, bien qu'il n'ait pas de charge électrique, possède également un moment magnétique μn = 1,91μN. Un champ magnétique, de par l'effet d'orientation qu'il exerce sur ces moments magnétiques, crée un couple… Lire la suite
SPIN DU PROTON

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "Quarks et gluons, particules élémentaires du noyau atomique"  : …  négativement. On sait depuis les années 1930 que ce noyau est un assemblage de protons et de *neutrons dont la cohésion est due à une interaction extraordinairement intense, l'interaction nucléaire forte. Des expériences effectuées à la fin des années 1960, au cours desquelles on faisait entrer en collision un électron de très haute énergie… Lire la suite
SYMÉTRIES, physique

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre " Les symétries approchées"  : …  extrêmement fructueuse. Dès 1932, Werner Heisenberg propose quelques mois après la découverte du *neutron de considérer proton et neutron comme deux états d'une même entité, appelée nucléon ; une transformation abstraite – appelée rotation d'isospin – fait passer du proton au neutron ou du neutron au proton, cette transformation agissant sur une… Lire la suite
TRANSURANIENS

Écrit par :  Hubert DOUBRE

Dans le chapitre "Les actinides transuraniens (93 ≤ Z ≤ 103)"  : …  Lorsqu'un *neutron pénètre un noyau d'uranium, la fission n'est pas la seule voie de réaction et la méthode proposée par Fermi s'est révélée efficace… Lire la suite
URANIUM

Écrit par :  Bernard BOUDOURESQUESJean CARALPJeanne LEHMANNJean-Louis VIGNES

Dans le chapitre "Propriétés nucléaires"  : …  235 et 0,0054 p. 100 de l’isotope 234. Le noyau de 235U, soumis à l'action d'un flux de *neutrons thermiques (énergie inférieure à 0,1 MeV), subit la fission, qui engendre spontanément deux nouveaux noyaux animés chacun d'une très grande énergie cinétique (de 80 à 100 MeV) en émettant simultanément 2 ou 3 neutrons rapides d'… Lire la suite

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