4. Néron de 62 à 68
Dès 62, on remit en vigueur la redoutable loi de majesté, qui punissait de mort toute atteinte à l'État romain, donc à l'empereur. Les victimes furent nombreuses ; citons Octavie, femme de Néron, les derniers descendants d'Auguste : la famille julio-claudienne devait s'éteindre avec Néron. Il y eut des victimes dans l'aristocratie où l'impopularité de Néron grandit. La plèbe de Rome l'aima jusqu'au bout, à cause de sa prodigalité et des jeux splendides qu'il offrait. En 64, une grande partie de Rome fut détruite par un incendie certainement fortuit, mais qui facilitait les projets d'urbanisme de Néron. Pour calmer l'opinion qui l'accusait d'avoir fait mettre le feu, il imputa ce crime aux chrétiens de Rome dont il fit périr un grand nombre dans d'affreux supplices. Il ne semble pas, toutefois, que Néron ait publié de loi générale contre leur religion.
En 65, une vaste conspiration groupa de nombreux opposants autour du sénateur Pison. Le complot découvert, la terreur régna dans les milieux sénatoriaux : un grand nombre d'hommes en vue furent tués ou durent s'ouvrir les veines, parmi lesquels Sénèque et le poète Lucain. On utilisa largement la délation et, les biens des condamnés étant confisqués, la terreur devint un expédient fiscal.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



