3. Le marché international
• Évolution des navires
Dans l'avenir prévisible, le navire restera le seul moyen d'acheminer les transports de masse intercontinentaux qui seront toujours nécessaires, en particulier dans le domaine de l'énergie et des matières premières.
Les nouvelles contraintes économiques et environnementales, en particulier la nécessaire réduction des consommations d'énergie, tendent à accélérer l'obsolescence des navires.
L'augmentation de la taille unitaire des navires, qui avait été rapide depuis le passage aux coques métalliques au xixe siècle, semble à présent devoir se limiter, après avoir touché à peu près tous les types de navires, des pétroliers géants de 550 000 tonnes de port en lourd (tpl) dans les années 1970 jusqu'aux vraquiers de 400 000 tpl projetés actuellement, en passant par les méthaniers de 260 000 mètres cubes, les paquebots de 220 000 tonnes brutes et les porte-conteneurs de 14 000 E.V.P. (équivalents vingt pieds).
La multiplication des types de navires, qui a caractérisé tout le xxe siècle, devrait aussi se ralentir. Toutefois, l'évolution technologique et la nécessité pour les armateurs d'accroître la productivité de leur flotte conduisent à modifier et améliorer les types existants et à créer, dans certains cas, des navires polyvalents qui combinent les possibilités de différents types.
Par ailleurs, les chantiers navals diversifient leur production puisque, en dehors du domaine des navires conventionnels (navires de commerce, de défense et de pêche), ils sont conduits à produire un nombre croissant d'engins de plus en plus complexes destinés à l'exploration et à l'exploitation des océans.
Les bureaux d'études des chantiers doivent donc toujours être en mesure de mettre en œuvre des techniques de plus en plus complexes. La construction navale n'est par conséquent nullement menacée par l'évolution technologique et économique mondiale. Elle apparaît au contraire comme une industrie de pointe caractérisée par un important potentiel d'expansion.
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