Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Françoise ARMENGAUD
« Étant donné que la culture s'acquiert par apprentissage, les gens ne naissent pas Américains, Chinois ou Hottentots, paysans, soldats ou aristocrates, savants, musiciens ou artistes, saints, chenapans ou moyennement vertueux : ils apprennent à l'être. » Ce propos de T. Dobzhansky (1966) caractérise assez complètement la conception moderne de la… Lire la suiteÉcrit par : Dominique FOURNIER
Dans le chapitre " Nature et culture" : … Comment* l'anthropologie de l'alimentation ne se poserait-elle pas l'éternelle question du rapport nature-culture, et donc de l'insertion de l'homme dans son écosystème, à l'heure où le monde semble obsédé par le problème du risque alimentaire et où l'écart ne cesse de grandir entre les lieux de production et les espaces de consommation ? En dépit… Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth COPET-ROUGIER, Christian GHASARIAN
Dans le chapitre " Anthropologie structurale et anthropologie sociale" : … réciprocité. Dans Les Structures élémentaires de la parenté (1949), les rapports entre la *nature et la culture, repensés en termes d'opposition et de complémentarité, sont envisagés sous l'angle de l'universalité des caractères de l'espèce et de la variabilité des règles sociales. Dans les faits de parenté, ce qui instaure le lien entre… Lire la suiteÉcrit par : Jean CAZENEUVE
Dans le chapitre "La pensée sauvage et l'inconscient collectif" : … archaïque. Pour l'auteur des Deux Sources de la morale et de la religion, en effet, la *nature humaine est toujours la même, mais dans nos civilisations le naturel est recouvert par l'acquis. Il faudrait donc, comme il dit, gratter cette couche déposée par la culture moderne, pour retrouver ce qui, en nous, constitue le fondement quasi… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "La critique des droits de l'homme" : … Reprenant l'antique distinction, renouvelée par Grotius, entre droits *naturels et droits civils, Burke assimile les premiers au pouvoir plein et entier qu'a chacun de disposer de lui-même et souligne que les seconds doivent toujours résulter d'une convenance (convenience). S'il est aisé, mais au fond superflu, de définir les droits… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRUNET
Dans le chapitre "La constitution comme ordre de valeurs" : … du mot « constitution » à la sphère du gouvernement sont envisagées. L'une procède d'une analogie* naturaliste qui se retrouve aussi bien dans l'Antiquité qu'après la Renaissance. Employé comme synonyme du terme « nature », le mot « constitution » désigne une disposition morale propre à certaines sociétés : on fait référence à la « nature et à la… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Une conception cyclique du temps a souvent été comprise par la pensée moderne comme la marque du primitivisme d'une culture ou le symptôme d'une régression archaïsante chez un sujet. Une telle conception, dans les deux cas, résulterait d'une attitude de fuite devant la réalité de l'irréversibilité temporelle. La reconnaissance de cette… Lire la suiteÉcrit par : Vincent BERDOULAY, Olivier SOUBEYRAN
Dans le chapitre "L'ambiguïté des géographes" : … à partir du déterminisme, même si elle est plus compliquée que ce qu'il permet de voir. Endossant* l'évolutionnisme ambiant et en phase avec la croyance dans l'émancipation, par le progrès technique, des contraintes naturelles, ce courant géographique considère que les sociétés primitives touchent presque le modèle « à l'état pur », tant elles… Lire la suiteÉcrit par : Yves SUAUDEAU
Dans le chapitre "Nier l'humanité de l'autre " : … tel ethnocentrisme, ainsi manifesté, laisse apparaître une distinction fondée sur l'opposition entre* nature et culture : pour nombre de Grecs de même que pour maints colons européens des Temps modernes, le « barbare » et le « sauvage » sont situés et apparaissent aux marges, à la limite d'un système qui est celui de la culture du locuteur. Ainsi la… Lire la suiteÉcrit par : Dominique CROZAT, Jean DRESCH, Pierre GEORGE, Philippe PINCHEMEL, Céline ROZENBLAT, Jean-Paul VOLLE
Dans le chapitre "Des origines ambiguës" : … esprit humaniste et philosophie naturaliste. L'école du Landschaft (1880-1920) a développé* la notion de Kultur, qui nourrit le rêve historique de la nation unitaire, pour la combiner à l'idée de nature, de paysage, de milieu. Sur ces bases, Friedrich Ratzel (1844-1904) fondera une géopolitique, conçue comme une écologie humaine,… Lire la suiteÉcrit par : Jean CUISENIER
… La règle est donc fixée par la culture, et tient de la culture son caractère coercitif. *Comment la prohibition de l'inceste peut-elle présenter simultanément les caractères universels des lois de la nature et les traits particuliers des règles de la culture ? Il faut – par-delà les idées et les généralisations courantes – établir d'abord les faits… Lire la suiteÉcrit par : Roger BASTIDE
Dans le chapitre "L'interprétation psychanalytique" : … l'individu de la nature (et du monde féminin qui est un monde clos) pour le faire entrer dans la *culture (et dans le monde viril, qui est un monde ouvert vers le dehors). La schizophrénie donne la meilleure image de ce que serait l'individu resté enfermé dans la matrice de la mère, n'ayant donc pas subi la libération que donne l'initiation.… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Sémantiquement et psychologiquement, la jalousie est inséparable du désir. Bossuet prête au mot le sens de « passion sans partage » lorsqu'il écrit : « Combien de Romains furent jaloux de la liberté. » C'est le « zèle extrême » qu'atteste, à l'origine, le provençal gelos, fréquent dans la poésie des troubadours, entre les années 1135 et… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *De prime abord, une distinction s'impose entre langue originelle et premiers langages. L'une ressortit au mythe de la matrice originelle d'où serait issue toute créature ; elle se réfère à l'idée d'une puissance divine engendrant un couple initial dont l'humanité tout entière formerait la descendance. Les autres impliquent, dans la perspective du… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre "L'homme comme être social" : … , 1769) ? Qu'ont-ils les uns et les autres d'humain ? Que nous apprennent-ils de l'homme ? *Avec Rousseau, en écartant tous les faits, on se donne un modèle d'homme avant que la civilisation ne le modifie : voilà l'homme de nature. On imagine ce que son développement doit à ses besoins limités, aux sollicitations du milieu, aux sensations… Lire la suiteÉcrit par : Michel PLON
Dans le chapitre "Le prix de la culture" : … qui font obstacle à la jouissance recherchée et constituent les causes d'un malheur renouvelé. *D'où l'oubli, par certains, du caractère protecteur de la culture et leur plaidoyer pour un retour à l'état de nature dont Freud souligne qu'il est tout aussi utopique que les solutions proposées par le christianisme d'un côté, par le communisme de l… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Dans l'univers mental humain, toutes les oppositions semblent s'ordonner en fonction du couple masculin-féminin. Celui-ci recouvre aussi bien des oppositions symboliques — telles que lumière-ténèbres, ciel-terre, droite-gauche, etc. — que des oppositions conceptuelles, telles que temps-espace, forme-matière, pair-impair, etc. L'opposition masculin-… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GOIMARD
Dans le chapitre "Le lieu de la merveille" : … hors de la nature que se situe l'objet merveilleux ? On a vu que les classiques l'éloignent de la *nature : l'emploi du mot surnaturel le montre assez. C'est que la religion chrétienne se caractérise par une transcendance du divin assez marquée pour que le merveilleux de l'épopée gêne les dévots. On croyait que le système fonctionnait… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "L'histoire sacrée et les « œuvres de Dieu »" : … d'intentions volontaires, de significations intentionnelles, analogues à celles des consciences. *On devine que, dans ce cadre, qui est celui d'une nature prise en charge par l'histoire, d'une nature comme lieu et instrument de l'histoire, le prodigieux, même « naturel » (surgissant dans la nature, affectant la nature), aura une portée tout autre… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… est instinctif, des réactions et des motivations qui ne le sont pas, qui n'appartiennent pas à la *nature, mais à la culture. Ni la vie ni la mort ne sont pour lui « naturelles ». Car son expérience n'est humaine que là où rien ne va de soi, où tout devient problème et valeur, où toute solution s'acquiert par réflexion et décision, c'est-à-dire (… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
… et culture. Toute mise en œuvre de règles par un groupe est un fait de culture, non de nature. *Pourtant, Claude Lévi-Strauss parle de « réintégrer la culture dans la nature, et finalement la vie dans l'ensemble de ses conditions physico-chimiques » (La Pensée sauvage, Paris, 1962). Ces mots pourraient sembler faire écho à la tradition… Lire la suiteÉcrit par : Émile JALLEY
Dans le chapitre "Freud et la pensée romantique" : … de Rousseau et de Kant, Schiller se représente l'homme comme défini par l'opposition entre l'état de* nature et l'état de culture. Ces deux lieux déterminent l'être humain selon deux tendances (Trieb). La première est la « disposition » ou sensibilité (Zustand), de qualité à la fois passive et extensive, par laquelle l'homme… Lire la suiteÉcrit par : Brigitte MUNIER, Paul TEISSEIRE
Dans le chapitre " Histoire d'une dialectique" : … *L'odorat génère des réactions ambivalentes attestées dès les premières traces de la culture humaine. Prisonnier de son olfaction, séduit par les parfums et capable d'en composer, l'homme tend à inverser la bestialité soupçonnée en l'usage de ce sens : le parfum fut très tôt le moyen d'honorer les divinités par l'onction de pierres votives et de… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Nature et art, nature et loi" : … la piété privée, qui est opposée à l'arbitraire et à la cruauté des lois de la cité. À l'inverse, *à mesure que le concept de nature se laïcisera et qu'on en viendra à douter de la bonté ou de la toute-puissance de la nature, il se trouvera des philosophes – qui resteront, il est vrai, marginaux et généralement mal famés – pour exalter timidement… Lire la suiteÉcrit par : Otto KLINEBERG
Dans le chapitre "Culture et comportement" : … aspects du comportement humain. Résumant les données concernant le « relativisme culturel » dans la *nature humaine, l'ethnologue C. Kluckhohn (1954) part du comportement biologique interne et indique à quel point non seulement l'appétit, mais aussi les rythmes d'alimentation et de digestion subissent un contrôle culturel. Le comportement sexuel… Lire la suiteÉcrit par : Yves SUAUDEAU
… *Après des études à Leipzig et à Gênes, Pufendorf rédige en 1661 ses Elementaria jurisprudentiae universalis, ouvrage qui lui vaut l'octroi par l'Électeur palatin Charles Louis d'une chaire d'enseignement du droit naturel et du droit des nations à Heidelberg. Sous le pseudonyme de Severinus De Monzambano, il fait paraître en 1667 La… Lire la suiteÉcrit par : Dario SABBATUCCI
Dans le chapitre "La religion comme fait de culture" : … de réduire toute recherche à un effort du type de la connaissance historique se justifie par la *nature même de l'objet d'étude, à savoir la religion comme fait culturel. Ce qu'on appelle « culture » par opposition à « nature » est précisément constitué par l'ensemble des productions humaines, parmi lesquelles il faut compter les religions,… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GAGNEBIN
Dans le chapitre "Les grandes œuvres" : … Il imagine trois voies susceptibles de mener à une nouvelle synthèse de la nature et de la *culture qui ne trahirait pas l'essence de l'homme. Dans l'Émile, Rousseau repense l'éducation d'un enfant destiné à devenir citoyen ; dans La Nouvelle Héloïse, il imagine la vie idéale d'une microsociété ; dans le Contrat social… Lire la suiteÉcrit par : André AKOUN
Dans le chapitre "La division originaire" : … déchirure interne, pourquoi appellerait-elle la culture comme réponse à cette absence de question ? *En plaçant la division dans la nature de l'homme, Freud prend en charge le paradoxe d'une culture qui s'origine dans la nature, mais la refoule et la déplace sans jamais l'abolir. L'ordre social renvoie à un ordre biologique spécifique qui, par son… Lire la suiteÉcrit par : Miguel ABENSOUR, Michel-Pierre EDMOND
Dans le chapitre "Un philosophe politique" : … n'est que le résultat de conventions –, elles ne récusaient pas pour autant la distinction entre la *nature et la convention et ne fermaient pas à la philosophie la possibilité d'appréhender les choses au-delà de la relativité des conventions. Affirmer que la philosophie est en excès sur l'idéologie présuppose que la pensée en tant que telle peut… Lire la suiteÉcrit par : Laurent BARRY
Dans le chapitre "Les fondements naturels du lien social" : … du phénomène, considéré comme spécifiquement humain (il nuancera cette position par la suite) ; *il décèle dans cette prohibition le modus operandi fondant la transition entre deux ordres, les faits de nature et les faits de culture. Là où tous les aspects de la filiation biologique sont naturellement déterminés, l'alliance ne l'est que… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le contexte « dialectique » : Hegel" : … de l'esprit. À tous les niveaux, en effet, la volonté atteste son caractère dialectique. *Elle est d'abord la structure de transition de la nature à la culture (en langage hégélien, de la philosophie de la nature à la philosophie de l'esprit) ; c'est la vérité profonde de la définition aristotélicienne par le « désir délibéré… Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.