À l'approche des élections présidentielle et législatives de novembre 2009, les confrontations se multiplient entre les partisans de l'Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (S.W.A.P.O.), au pouvoir, et ceux du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (R.D.P.), dans l'opposition. La S.W.A.P.O. continue de dominer la scène politique et la candidature du président Hifikepunye Pohamba, issu de cette formation, est confirmée pour l'élection présidentielle, mais ce dernier se trouve au départ en concurrence avec plusieurs membres de son propre parti. Certains d'entre eux se rallient en effet à l'ancien président Sam Nujoma qui, dans l'ombre, demeure très influent. Le programme de campagne de la S.W.A.P.O., dévoilé en septembre, a pour slogan « lutter pour l'indépendance économique et la prospérité de tous ». Le principal parti d'opposition, le Congrès des démocrates, demeure divisé par des luttes internes. À l'issue des élections des 27 et 28 novembre, le président Pohamba est réélu avec 76,4 p. 100 des suffrages et la S.W.A.P.O. remporte 75,3 p. 100 des voix à l'Assemblée nationale.
En juin, l'opposition critique au Parlement un projet de loi sur les communications soutenu par la S.W.A.P.O. Elle prétend en effet que le gouvernement tente de s'octroyer, comme au Zimbabwe, le pouvoir d'intercepter des communications électroniques. La S.W.A.P.O. détenant deux tiers des sièges, le texte est néanmoins adopté. Le gouvernement continue de soutenir le président du Zimbabwe Robert Mugabe et s'abstient de condamner les violations des droits de l'homme perpétrées dans ce pays. De nombreuses accusations de corruption et de fraude sont proférées contre des représentants du gouvernement namibien au cours de l'année, les plus graves concernant un contrat d'équipement en scanners chinois destinés au ministère des Finances.
En août, à l'occasion du dixième anniversaire de la tentative de sécession des Capriviens (la bande de Caprivi, située dans le nord-est de la Namibie, relie celle-ci à la vallée du Zambèze), l'attention se porte sur le sort de plus d'une centaine de séparatistes impliqués dans ces événements qui, une décennie plus tard, attendent toujours la décision du tribunal à leur égard. Un immense monument controversé, érigé à Windhoek à la mémoire des soldats allemands qui ont combattu les Herero au début du xxe siècle, est déplacé sur un site tenu secret afin de permettre la construction du nouveau musée de l'Indépendance.
Christopher SAUNDERS
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