2. Vie économique
En 1991, le gouvernement décide de doter le pays, dans un délai de deux ans, d'une monnaie propre. Les débuts difficiles de son économie laissent penser que l'union monétaire avec l'Afrique du Sud durera plus longtemps.
En 1992, l'économie est affectée par la plus grave sécheresse subie depuis 1932 et par la faiblesse de la conjoncture en Europe, ce qui aggrave le chômage. La pêche et l'industrie du diamant demeurent ses deux points forts. Des mesures sont prises pour favoriser les investissements étrangers.
En 1993, la conjoncture est faible, avec une croissance zéro et un taux de chômage de 30 p. 100. En avril, le gouvernement annonce une série d'incitations en faveur des investissements étrangers. Le budget, présenté en juillet, prévoit un déficit de 5 p. 100 du P.I.B. L'importance de la fonction publique pèse sur les finances publiques. Le 15 septembre, une monnaie nationale, le dollar namibien, est mise en circulation, en remplacement du rand.
En 1994, le redressement économique ne suffit pas à faire diminuer le chômage qui atteint 38 p. 100 de la population active. L'économie demeure handicapée par le sous-investissement. Le budget reste grevé par l'entretien d'une fonction publique pléthorique. Le 24 novembre, les autorités de Windhoek et la société De Beers signent un accord qui prévoit la cession à la Namibie de 50 p. 100 de la société Consolidated Diamond Mines, qui était jusqu'alors une filiale du groupe sud-africain.
En 1995, le gouvernement présente le Plan national 1996-2000 qui lui permet de recueillir 600 millions de dollars d'aide de ses bailleurs de fonds. Cette aide doit être affectée prioritairement à l'agriculture, l'élevage et la pêche. La croissance demeure inférieure à l'augmentation de la population.
En 1996, l'essor des investissements étrangers, qui profitent à quelques zones industrielles spécialisées, et l'accroissement de la production de diamants, premier poste d'exportation du pays, contrastent avec la crise du secteur de la pêche – due à la raréfaction des r […]
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