1. Politique intérieure
Le 9 février 1990, l'Assemblée constituante adopte une Constitution qui interdit la peine de mort, instaure le multipartisme, garantit les droits fondamentaux du citoyen grâce à l'indépendance du pouvoir judiciaire ; le chef de l'État, élu pour cinq ans, ne peut exercer que deux mandats.
Le 16 février, Sam Nujoma, chef de l'Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (S.W.A.P.O.), revenu en Namibie en septembre 1989 après trente ans d'exil, est élu président à l'unanimité.
Le 21 mars, la Namibie accède à l'indépendance. Ancienne colonie allemande, elle était occupée depuis 1915 par l'Afrique du Sud. Le président Sam Nujoma entre officiellement en fonctions.
En avril 1992, le président Nujoma proclame l'état d'urgence en raison de la sécheresse qui a causé la perte d'une grande partie des récoltes.
Le 30 novembre se tiennent les élections régionales et locales. La S.W.A.P.O. arrive en tête et contrôle la majorité des conseils régionaux et locaux.
Les 7 et 8 décembre 1994, les premières élections générales libres depuis l'indépendance sont remportées par le président sortant Sam Nujoma, réélu avec 76,3 p. 100 des suffrages, et par son parti, la S.W.A.P.O., qui obtient 53 des 72 sièges du Parlement. Mishake Muyongo, chef de l'Alliance démocratique de la Turnhalle, recueille 23,6 p. 100 des voix et son parti obtient 15 élus. Le taux de participation est 76 p. 100.
En juin 1997, ignorant la Constitution qui interdit plus de deux mandats présidentiels consécutifs, le congrès de la S.W.A.P.O. désigne Sam Nujoma comme candidat à l'élection prévue en 1999. Le parti au pouvoir dispose de la majorité parlementaire nécessaire pour modifier la Loi fondamentale.
En 1998, la désaffection de la population à l'égard de la classe politique et particulièrement du parti au pouvoir incite le président Nujoma, en octobre, à reporter l'adoption de l'amendement constitutionnel devant lui permettre de se rep […]
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