2. Réanimation en salle de travail
L'immense majorité des enfants s'adaptent sans difficulté à la vie extra-utérine mais quelques-uns ont besoin d'être réanimés.
Cela doit se faire sans délai, car l'absence d'oxygénation du cerveau entraînerait rapidement des lésions cérébrales définitives.
Pour estimer très rapidement l'état de l'enfant on utilise le score d'Apgar qu'on établit à une, cinq et dix minutes après la naissance. On chiffre, de 0 à 2, cinq paramètres (couleur, rythme cardiaque, respiration, réactivité, tonus) et on fait le total pour apprécier la vitalité de l'enfant.
Lorsque celle-ci est manifestement déficiente, on interviendra immédiatement :
– aspiration minutieuse des mucosités pharyngées ;
– oxygénation au masque sous pression contrôlée.
Si l'état ne s'améliore pas rapidement ou si l'Apgar est inférieur à 2, l'intervention exige :
– intubation trachéale pour aspiration et insufflation d'oxygène ;
– massage cardiaque externe ;
– éventuellement injection dans la veine ombilicale de solution alcaline pour corriger l'acidose.
Tous ces gestes seront faits en évitant de refroidir et/ou d'infecter l'enfant, ce qui nécessite le respect de deux règles concernant la médicalisation de l'accouchement :
– première règle : toutes les grossesses à risque doivent être dépistées pour être confiées à des maternités bien équipées en matériel et en personnel hautement compétent ;
– seconde règle : tout doit être prévu, même dans les maternités moins techniques pour que les gestes puissent être faits par un personnel bien adapté sans affolement et avec efficacité en cas de difficulté imprévue.
Dans tous les cas, les premiers soins à l'enfant comporteront une injection de vitamine K et la désinfection oculaire.
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