3. L'art obstétrical
Les accoucheurs ont, de tous temps, cherché à accroître la sécurité et le confort de l'accouchement naturel et aussi à prévenir les anomalies de sa progression, autrement dit les dystocies. Il va sans dire que toute immixtion dans le cours d'un processus normal expose à en dérégler le mécanisme, ce qui explique que les réponses aux questions que se posent les obstétriciens ne soient pas toujours faciles. Nous allons en envisager quelques-unes.
• Peut-on déclencher le travail ?
Tant que le mécanisme de l'entrée en travail n'aura pas été élucidé, les procédés de déclenchement ne seront que des recettes empiriques. Leur efficacité et leur innocuité sont d'autant plus grandes que le terme est plus proche, le col plus largement ouvert, la présentation plus basse. Dans les meilleures séries, 15 à 20 p. 100 des grossesses réunissent, dans les derniers jours, les conditions pour que l'on puisse envisager et réaliser un déclenchement. En l'état actuel de notre ignorance, l'accouchement « sur rendez-vous », prévu à l'avance, est une pratique hasardeuse qui conduit trop souvent à une césarienne hâtive pour souffrance fœtale aiguë.
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